Comment tenir vos résolutions cette année ?

Si j’ai attendu la mi-février pour vous offrir cet article, ce n’est pas par flemme, (naaaan… Pas mon genre). Ce n’est pas parce qu’il dormait dans mon ordi depuis deux semaines mais que je ne me souvenais plus de mon Password Admin Faster Today, naaaaan….

Non, si j’ai attendu six semaines après le premier de l’an, pour vous proposer les conseils qui vont suivre, c’est par pure stratégie.

Parce que la majeure partie des gens qui abandonnent leurs bonnes résolutions le font à la fin du premier mois. L’art du timing mesdames et messieurs !

La fin de l’année est bien souvent propice au bilan. Et certains d’entre vous se souviennent des résolutions prises en fin d’année dernière (déclarées à l’arrache entre une rasade de crémant et une poignée de chips au vinaigre) (je ne vous juge pas, mais sachez que je les trouve dégueulasses). Puis elles passent à la trappe après quatre semaines d’efforts.

Elles vous sont peut-être revenues au jour de l’an de cette année et peut-être vous-êtes-vous demandé ce que vous avez fait des 365 derniers jours (en vous tâtonnant le bide gonflé de bulles).

Mais cette année, c’est différent. Cette année, vous allez agir et célébrer vos victoires en grande pompe au 1er Janvier 2017.  Parce que cette année, vous allez suivre mes conseils pour tenir vos résolutions et botter le cul à 2016…

I-Donnez-vous des objectifs précis :

« Perdre du poids » ou « économiser » ne sont pas de vraies résolutions. Je relève le premier défi EASY après mon pipi du matin, ce n’est pas pour autant que j’affiche une ligne plus svelte en sortant des toilettes.

Il existe deux types de résolutions :

1-Les objectifs : Un objectif possède par définition une « ligne d’arrivée »:

Par exemple :

-Perdre 5 kilos

-Mettre 2000 euros de coté

-Courir un marathon

-Trouver un mec…

 

2- Les nouvelles habitudes : Qui bien souvent servent un objectif.

Par exemple :

-Méditer 10 minutes par jour

-Faire 10 pompes au réveil

-Ne plus arriver en retard.

-Trier vos déchets etc…

Mais quoi qu’il arrive, une  résolution est quantifiable et mesurable. En action, en euros, en kilos, en heures ou en minutes, en centimètre ou pour les plus ambitieux, en kilomètres.

 

II-Attaquez-vous à une résolution à la fois :

Vous n’êtes pas obligés d’arrêter de fumer le jour de votre premier cours de Zumba et de votre régime sans gluten. Ancrer une nouvelle habitude demande du temps, de l’énergie et beaucoup de concentration.

Si vous souhaitez ancrer plusieurs nouvelles habitudes,  je vous conseille de les appréhender une par une tout au long de l’année.

De plus, les nouvelles résolutions impliquent un minimum de volonté. Or, la volonté se compare à un muscle.

Vous n’allez pas soulever du premier coup une altère de 100  kilos ou vous imposer un marathon sans un minimum de préparation. C’est le meilleur moyen de vous blesser et quitter la salle de sport les pieds devant. Et bien votre volonté, comme vos muscles fessiers, doivent se raffermir progressivement.

Ne vous dispersez pas et attendez d’avoir durablement intégré vos bons réflexes avant d’en mettre d’autres en place. Vous pourrez par exemple démarrer la course à pied en Janvier, réduire votre consommation de sucre en Mars, et commencer la méditation en Mai.

Une bonne résolution est un effort constant qui s’effectue sur la durée. Ce n’est pas un sprint mais une course d’endurance. Ces cinq mois ne seront pas une perte de temps, car ils vous permettront d’adopter vos résolutions durablement et donc, de profiter de leurs bénéfices sur le long terme.

 

III-Établissez un plan :

 Admettons que vous souhaitiez vous rendre à Dunkerque (Ouais c’est un exemple peu probable mais admettons). Vous n’allez pas glisser votre clé dans le contact et rouler au hasard jusqu’à rencontrer un panneau « Dunkerque », non ? Vous allez très logiquement établir un itinéraire, le suivre, éventuellement faire quelques détours, vous perdre, jusqu’à atteindre votre destination.

Eh bien, il en est de même pour toutes les résolutions qui impliquent un objectif (comme mettre une certaine somme de côté ou de perdre 5 kilos). Vous allez devoir au préalable établir un chemin reliant le point A (« Vous et votre paquet-et-demi de clope quotidienne ») au point B (« Vous et votre haleine de Reine des Neiges au premier de l’an 2017 »).

Listez les mesures à prendre et les échéances à respecter. Vous saurez ainsi par où commencer et quelques efforts fournir pour y arriver. Oui, vous allez vous paumer parfois, devoir parfois prendre des itinéraires bis, et peut-être même faire quelques pauses-sandwich. Mais vous aurez grosso-modo une vision globale du trajet.

 

IV- N’ayez pas peur d’opter pour de plus petits objectifs, plus facile à atteindre

On sous-estime vraiment le pouvoir des petites mesures et autres mini-révolutions. Mais un petit effort  régulier apporte, sur le long terme, de plus grands résultats que de grosses entreprises ponctuelles.

D’autre part, de petites mesures quotidiennes sont bien plus faciles à tenir et ont par conséquent bien plus de chances d’être efficaces. Je traite le sujet en profondeur ici.

Enfin, en privilégiant les petites résolutions régulières, vous vous épargnez la blessure d’égo qui consiste à annoncer un changement radicalement au premier Janvier… Pour revenir sur vos déclarations douze jours plus tard…

 

V- Créez-vous des mécanismes (en clair intégrez vos bonnes résolutions dans votre quotidien)

 

Une fois n’est pas coutume, je vais vous raconter ma vie (nan mais c’est parce que je suis très discrète quant à mon quotidien, c’est que j’ai pas envie de me poser en donneuse de leçon, m’voyez…) (pas taper, c’est pour rire).

Je médite en dilettante depuis plus d’un an, et même si je profite déjà des effets de cette pratique (ainsi que mes collègues qui ont un peu moins l’impression de bosser avec un Hulk en tailleur), je ne parvenais pas à maintenir mon assiduité. Je repoussais l’heure de ma séance tout au long de ma journée et allais me coucher sans l’avoir fait parce que « oh ça va, je suis claquée, et bon, fermer les yeux et ronfler, quelque part c’est déjà méditer ». Mais cette année j’ai opéré différemment.

J’ai, à mon bureau, une salle de pause dotée d’un lit, d’un coussin, d’une lumière qui peut s’éteindre et de calme. Je dispose également de 25 minutes entre 16h30 et 17h55 dans l’après-midi ou cette salle est parfaitement libre. J’ai donc pris la décision de programmer une alarme quotidienne à 16h30 pour m’éclipser dans cette salle et méditer. Il m’a fallu quatre semaines pour que cette habitude devienne un réflexe. Et j’ai comptabilisé en tout une huitaine d’heures de méditation en Janvier. Et si d’aventure cette salle n’était plus disponible, j’adapterais ma nouvelle résolution en choisissant un autre horaire à laquelle mettre mon alarme.

Je cherche encore le moment privilégié pour intégrer cette habitude dans mes weekends, mais Paris ne s’est pas faite en un jour. J’en dirais pas autant de Dunkerque mais c’est pas le sujet…

 

 

 

 

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