Running et contre-performance : Quand courir plus vous fait courir moins bien.

Aujourd’hui, c’est Margaux Lifestyle, blogueuse, qui vient témoigner d’un phénomène trop connu des coureurs, et pourtant bien souvent oublié. La contre-performance. Vous courez de plus en plus, de mieux en mieux, rien de vous arrête et un jour, lors d’une course pourtant si bien préparée, c’est le drame, rien ne va. Parlons aujourd’hui avec elle de ce phénomène qui met généralement un gros coup au moral, et qu’il faut dépasser pour retrouver la course et l’entrainement plaisir ! T’es prêt ? C’est parti ! 

La Contre-Performance, ou la blessure d’ego du coureur

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Toute personne, à un moment donné de sa carrière de runneur/runneuse, doit faire face à la contre-performance. Du moins, toutes celles qui s’alignent sur des courses officielles avec pour objectif de faire un certain chrono…

Quand tu débutes en course à pied, chaque nouvelle sortie ou presque est synonyme de progrès : tu es capable de courir plus vite ou plus longtemps ou les deux. Et tu en redemandes ! Tu t’inscris à des courses, et à chaque fois, tu fais tomber tes RP. Tu franchis les étapes plus rapidement les unes que les autres. 5km, 10, semi-marathon, marathon… rien ne te fais peur !

Et puis, un jour alors que tu sembles surfer sur la vague de la performance et des progrès, tu trébuches. Tu t’alignes sur une course officielle pour laquelle tu t’es énormément investi(e), pour laquelle tu as très rigoureusement suivi ton plan d’entraînement et pour laquelle tu t’imagines faire un chrono… Ce chrono, tu en rêves depuis 6, 8, 10 voire 12 semaines. Mais ce jour-là, tu ne sais pas pourquoi, tu n’y arrives pas. Le temps te file entre les doigts, tu subis ta course du début à la fin. Tes jambes ne sont pas capables d’accélérer. Côté souffle, ce n’est pas ça non plus. Bref, l’horreur ! Et pour finir, tu franchis finalement la ligne d’arrivée. Bien après l’heure prévue et espérée… Avec un arrière-goût d’échec dans la bouche…

Tu ne comprends pas ce qu’il s’est passé. Tu avais pourtant mis toutes les chances de ton côté. Tu avais parfaitement suivi ton plan d’entraînement, tout comme ta diète. Tu t’étais bien reposé(e) la semaine précédant ta course. Tu n’avais pas zappé les séances d’étirements et d’auto-massage. Tu t’étais bien hydraté(e). Bref, sur le papier, tout était parfait. En théorie, le chrono était à portée de mains, enfin de pieds… Il n’y avait plus qu’à…

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Mais, ce jour-là, c’était un jour sans. Et gérer les jours sans fait partie de l’apprentissage de la course à pied, surtout quand ces jours sans ont lieu lors de courses officielles. Tu ne peux pas toujours être au top de ta forme. Il faut l’accepter, oublier l’envie de performance pour replacer le plaisir au centre de ta course… Car après tout, tu ne joues ni ta vie ni ton avenir sur cette épreuve. Tu es simplement en compétition avec toi-même. Si ce jour-là, ton corps te dit que la performance ne sera pas au rendez-vous cette fois-ci, et ce malgré tout l’investissement que tu as pu mettre dans ton entraînement, ce n’est pas grave.

Le plaisir de courir avant tout ! La course à pied est et doit rester un plaisir ! Si elle devient synonyme de souffrance (physiques comme mentales) et de contraintes, pose-toi des questions !

Et clairement des questions, je m’en suis posée après mon « échec » aux 20 km de Paris le 09 Octobre dernier, où je suis arrivée bien après les 2h10 espérées… Mais au-delà de la frustration de ne pas avoir été capable d’atteindre mes objectifs et de la colère envers moi-même de ne pas avoir été capable de gérer cette même frustration, j’ai appris, et surtout compris, que notre corps n’est pas une machine. Il y a bien trop de facteurs extérieurs qui entrent en jeu lors d’une course et qui font que l’assiduité et la régularité des entraînements seules ne peuvent assurer le « succès ».

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Il faut le savoir et l’accepter. Alors oublions un peu la performance pour replacer le plaisir au cœur de la course à pied. Dorénavant, je considèrerais qu’une course est un « succès » quand j’aurais pris du plaisir du début de mon plan d’entraînement, s’il y en a un, sinon depuis la ligne de départ jusqu’à la ligne d’arrivée. S’il y a un chrono, une perf’, tant mieux ! S’il n’y en a pas, rien à battre ! J’aurais pris du plaisir et c’est l’essentiel !

Et bizarrement, depuis que j’ai pris cette bonne résolution (et pas besoin d’attendre la nouvelle année ou la rentrée !), je me sens plus légère. Comme si un poids s’était enlevé de mes épaules. Je fais partie de la team tortue et c’est très bien comme cela.

On arrête de se comparer aux autres, on apprend à s’écouter et à être bienveillant avec soi-même, et bizarrement on se sent tout de suite beaucoup mieux !

Et toi, quelle place accordes-tu à la performance et au plaisir dans ta pratique de la course à pied et du sport en général ? Totalement incompatibles ou potentiellement complémentaires ?


Note de Jérémy : Merci à Margaux pour cet article qui fait du bien, et qui nous rappelle que parfois, il faut apprendre à lever le pied.

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PS : Vous pouvez aussi télécharger nos 2 guides

– Le renforcement musculaire pour les débutants
– Courir ses 5 premiers km quand on part vraiment de nulle part.

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