Episode 2 : Mini Spartiate à la conquête du monde.

Il s’est écoulé un mois depuis le premier article. Je t’avais dit que je te raconterai ma préparation pour la Spartan Trifecta Day du Castellet (06 octobre, damn), je vais donc remonter un peu le temps pour tout t’expliquer.

Un mois de prépa, à 3-4 entraînements par semaine. C’est passé beaucoup trop vite.

Un mois à vaciller entre « Je suis invincible, je vais la manger cette Trifecta » et « Je suis un mini truc, je vais me faire écraser par mon sandbag ». Nice ! On en attendait pas moins.

Tout d’abord, sache que pendant ces dernières semaines, j’ai suivi ma prépa mais j’ai également :

  • Testé des nouveaux sports
  • Quitté Paris pour une semaine de vacances
  • Passé des examens
  • Bloqué mon dos (un chouïa de pression, paraît-il)
  • Obtenu mon diplôme (Oh. Yeah.)
  • Célébré mon diplôme (You know what I mean)
  • Cherché et commencé un nouveau travail
  • Pensé à mes futurs entraînements, fait mes entraînements, prévu les suivants
  • Et eu beaucoup, BEAUCOUP de courbatures.

Tout cela pas du tout dans le but de te raconter ma vie, mais plutôt pour que tu arrêtes tout de suite de dire : « Non mais moi je fais des trucs dans la vie, j’ai pas le temps ».

Ce dernier mois a été ultra chargé travail/stresse/questionnement d’avenir, et ma prépa n’était pas de trop. Au contraire, elle m’a aidé à décompresser et à me canaliser.

Si tu te demandes encore                                “Mais pourquoi tu cours ?”                               MAINTENANT TU SAIS.

 

Une prépa normalement, c’est un plan d’entraînement à peu près bien ficelé. Tu sais ce que tu dois faire, quand tu dois le faire.

Sauf que j’aime bien faire différemment donc j’ai décidé d’accepter toutes les opportunités qui passaient plutôt que d’organiser des entraînements fixes.

Je savais simplement que je devais m’entraîner 3 à 4 fois par semaine, et qu’il fallait que je m’habitue à courir longtemps. Et que je fasse pousser des muscles (pas simple).

Comme expliqué dans le premier article, une Spartan c’est un trail/renfo en fractionné. Il me fallait donc de la course, du renfo et….. du fractionné.

Le fractionné c’était a priori un truc que je détestais du plus profond de mon âme. Ça fait mal et ça appelle un mental de l’autre monde. Pour les non-initiés, le fractio te permet de travailler ta technique et ton allure de course. Tester et pousser tes capacités physiques et mentales.

Je savais que je ne pouvais pas passer au travers, donc j’ai testé une première séance, puis j’en ai fait toutes les semaines. Et j’ai adoré ça. J’ai jonglé entre les séances organisées par AR Bir-Hakeim et ceux de la Team Odin OCR pour être accompagnée à chaque session. Cette sensation de repousser tes limites, de sentir tes jambes aller au bout de leurs capacités, de tout donner pour un dernier tour de piste, c’est grand. Sentir ton cœur qui ne comprend pas ce qui lui arrive entre temps de force et temps de récup, c’est fort. C’est officiel, je suis réconciliée avec cet exercice !

Oui, je me le suis dis souvent.           Mais j’y allais quand même figure toi.

Pour rester dans le thème, tous les week-ends c’était sortie run ! Entre 12 et 25km, mon RP distance ! C’est assez impressionnant de commencer à courir de longues distances comme celle-ci. Tu apprends à gérer ton effort, ton cardio, à  caler ton mental à tout ça et à déconnecter complétement. J’ai découvert que je me sentais mieux à 15km que pendant les 5 premiers, et que mon cardio avait un mal fou à se mettre en route mais qu’une fois ce maudit « second souffle »passé, il se stabilisait et ne s’essoufflait plus du tout.

Puis c’est peut-être idiot mais quand Strava t’annonce 25km, tu es heureux, et ça c’est chouette.

 

Dans les grandes nouveautés, ce mois-ci j’ai testé… le surf !! Et je peux te dire que 1h30 à tenter de « rider la wave » (si si, ils parlent vraiment comme ça), et bien ce n’est pas de tout repos ! En cadeau de vacances, c’était donc une séance de surf par jour, à essayer de « voir les vagues » et surtout à tenir debout sur ma planche ! Absolument génial comme sensations, moi qui adore l’eau et encore plus la mer, j’étais servie.

Mis à part le fait que l’un de mes objectifs de vie soit maintenant de devenir une surfeuse beaucoup trop stylée, j’ai été ravie de constater que mes minutes de gainage acharnées avaient de chouettes résultats !

C’était un peu ça. Mais j’ai fini par y arriver hein.                                                                Non mais vraiment.

 

Avec ma team de Spartiates préférés, j’ai pu tester deux entraînements différents. D’abord, j’ai été faire un coucou aux Midnight Runners : 10km de run, 5 à 10 minutes de renfo tous les 2km (ça picote bien comme il faut), une ambiance au top. De quoi réussir son mardi soir et avoir des jolies courbatures le surlendemain. Mais dès le vendredi, je me languissais déjà, donc j’ai été visité le nouveau hub d’Episod pour deux workouts épicés. Box jumps, burpees, kettlebell, rameur et gainage lesté, tout ce que l’on aime.

 

Last but not least, le meilleur pour la fin, la découverte d’une nouvelle familly de machines : Paris Street Workout Club. Alors eux je les aime d’amour depuis le début du mois de septembre. A l’origine j’y allais « juste pour voir », et c’est devenu un rendez-vous du lundi soir incontournable. Genre, il n’y a pas meilleure façon de débuter la semaine.

Le Street Workout c’est, comme le dit Wiki, un mélange de musculation et de gymnastique, entre force, souplesse et équilibre. Je suis dans un groupe de brutes qui font des figures de malade, mais à vrai dire je me contente de faire mes petits workouts à côté. C’est la première fois que j’arrive à être motivée pour travailler le haut du corps. Parce que figure-toi que j’ai l’espoir ultime de réussir à faire des tractions. Un jour. En tout cas, ça progresse et peut-être même qu’un jour j’aurais des muscles sur les bras. Alors fais gaffe.

Voilà. Eux ils font ça. #Teamtoujoursplus

 

Pour mettre tout cela en application, j’ai pris le départ de la très symbolique Spartan Sprint Paris. La toute première que j’ai faite, il y a un an. J’y suis allée seule, pour voir ce que je pouvais donner. Je l’ai pris comme un training du week-end, alors qu’un an en arrière, c’était mon objectif le plus haut. Comme quoi.

J’ai donc fait cette course sans m’arrêter de courir, en passant les palissades seule là où j’avais eu besoin d’aide, en grimpant sur les obstacles qui m’avaient tétanisé de vertige. La peur est toujours là mais elle parle beaucoup moins fort ! La technique manque, les burpees sont trop nombreux, mais ça m’a boosté pour les kilomètres qui m’attendent ce week-end.

 

Ça m’a bien plu de suivre ce rythme d’entraînement, j’espère que cela sera suffisant pour ne pas subir cette Trifecta !

Les encouragements, les conseils, les trainings, les « va quand même voir un médecin », les «cute machine », les « j’ai la fle… j’y vais», les « tu viens ce soir ? ». Ça me donne une motivation de l’extrême. J’ai beaucoup trop hâte d’y être. Et beaucoup trop peur du résultat. Mais plus hâte quand même.

La prochaine fois que je t’écris, si tout se passe comme prévu, j’aurai réussi à faire ces trois courses, ces 50km et quelques que j’imagine tant !

 

A très vite,
Aroo,
Romy

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