Marathon de Paris 2017 : Mon expérience de petit lapin

Enfin quand je dis petit lapin, you know what i mean quoi. J’ai fait le lièvre un peu.
L’année dernière je le courais (et ça m’a servi de leçon haha), cette année j’ai décidé de simplement accompagner. Je te raconte tout ça, bouge-pas, ça va bien se passer.

C’est une histoire de récit du marathon de Paris 2017, parce que non, courir son premier marathon ce n’est pas toujours facile, et je te raconte un peu pourquoi.

Cette histoire, c’est l’avant, le pendant, et l’après d’un demi-lièvre (j’ai pas fait l’entier, j’suis pas fou nomého). J’espère qu’elle donnera envie à d’autres d’accompagner nos héros d’hier, sur quelques kilomètres ou plus.

Avant la course

J’hébergeais une petite boule de nerfs chez moi, et on sait tous que j’suis déjà moi-même pas un cadeau. Si vous côtoyez un marathonien en puissance avant course, rappelez-vous de quelques règles simples :

– Tu dois être à sa dispo, il / elle va en chier demain
– Pose pas de questions cons
– Accepte tout, tu pourras toujours l’engueuler le lendemain
– Eloigne toute source de stress ou de distraction

Mission presque accomplie puisqu’on a RELATIVEMENT pas saoulé Bambi la veille de la course. A part moi qui panique de pas courir assez vite pour faire le lièvre… mais ça j’vous raconte après.

Bref, tout ça pour quoi Père castor ?

Simplement, accompagner, c’est parfois stressant aussi, sauf qu’il ne faut pas le dire à la personne qui va courir. Prends le simplement en compte quand tu voudras le faire, ça s’organise, ça va stresser, et tu ne dois rien laisser transparaitre (pour ça on reviendra haha).

Le jour de la course

Fais bien en sorte d’avoir tout millimétré avant, ton marathonien n’a pas besoin de voir que tu ne sais pas du tout ce que tu fais, garde ça pour toi, prépare tes affaires, et amène le calmement sur la ligne de départ en faisant des blagues (oui même des nulles).

Le départ est lancé ? C’est là que pour toi, les choses marrantes commencent.

Que dire à part bravo à tous… vous avez été une fois de plus Fantastiques.

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Accompagner sur un marathon

Franchement, j’en ai chié. C’était compliqué, et ça reste mille fois moins dur que de le courir, imaginez.

Ma mission d’hier ?

– Encourager tous les copains que je croiserai

– Retrouver Bambi pour 1 ou 2 km au 29eme
– Courir jusqu’au 38 à travers bois pour l’amener jusqu’au 40
– Repartir en arrière chercher Cam Dewoods au 30eme
– L’amener au 42

Bah j’ai raté hein…

En réalité ce qu’il s’est passé ?

Déjà, l’appli Marathon de Paris qui crash, encore. Désolé mais c’est chiant, très chiant même, surtout quand tu mises dessus pour suivre un coureur, qui est probablement déjà dans le dur, et que d’un coup, tu perds tout repère pour aller l’aider.

J’ai bien conscience que +100 000 personne en même temps sur une appli c’est pas évident à gérer, mais bordel, vous le savez à force, c’est peut être le moment d’investir dans un machin stable. à 100 euros le dossard et 57 000 coureurs, ce serait cool.

PASSONS !

Retrouver Fran au 29eme : la seule mission qui s’est passée comme prévu.

Facile, je trainais au café depuis une bonne heure, je n’avais pour mission que de m’échauffer et de la voir passer puis de suivre en fermant ma gueule. Ça je peux, enfin à peu près quoi.

– Fran tu veux de l’eau ?
– Oui
– Tiens (merde, j’ai qu’une bouteille de 1,5L, vas-y dis rien, sur un malentendu ça peut passer)
– Tu te fous de ma gueule ?

Bon ok on va attendre le ravito hein… 😂

Elle est bien, elle est dans les temps, elle assure. Je la laisse entre le 30 et le 31 pour couper à travers le parcours.

SAUF QUE !

Bah je connais pas le chemin, le parcours dans le bois a changé, je connais pas le bois du tout… hihi. Ça va être fun.

3,5km de course acharné plus loin (oui c’est beaucoup quand tu paniques lol), je me retrouve… au 41eme.

Merde, c’était pas là le RDV.

Hop, on remonte la course en sens inverse en espérant la croiser vers le 39 !

Au moment où je pensais abandonner et faire demi-tour, ohhhhh, un bambi !

Bon, là c’est moins évident, mais c’est la fin, elle rentre un joli temps, elle est moins mal que 90% des gros costauds qui faisaient les fiers au départ. Bah oui les mecs, ça vous apprendra à partir n’importe comment hihi 🙂 Un marathon, ça se prépare.

Je la laisse donc au 40,5 environ, elle sera marathonienne, plus d’inquiétude de ce côté.

Bon, faut trouver Camille maintenant.
15 min pour arriver au 30eme si elle est à l’heure, c’est plutôt optimiste.

Puis je me perds dans le bois de boulogne, ENCORE.

Abandonnant de sortir de ce labyrinthe, je retrouve le 39eme et décide de tout faire en sens inverse, je finirai bien par la croiser !

Beaucoup de copains vus sur le parcours, beaucoup d’Adidas Runners qui nous ont rendu fier, vous avez tous été des chefs. Bravo.

34eme (oui, je faisais le marathon en marche arrière, ça a fait rire tous ceux qui m’ont croisé), à force de se répéter « Short orange, t-shirt rose », mon cerveau finit par la trouver !

Ça a pas l’air évident, mais maintenant on va au bout !

Allez, dans 8km t’es marathonienne Camille, beaucoup ont abandonné, beaucoup ont explosé, t’es encore là toi, tu vas au bout. On t’amène (avec Alexandre qui porte le petit sac rose à merveille).

– ça monte encore ?
– T’occupe avance. Eteins le cerveau, laisse bosser les jambes.

La fin du marathon de Paris est difficile pour tous.

Peu de supporters, de longues lignes droites dans le bois, la chaleur…

Mais Camille, en bon petit guerrier, aura tenu bon jusqu’au bout.

Au 41,5, Alexandre doit nous laisser faute de dossard (moi j’suis un escroc et j’avais prévu le coup, j’avais donc un dossard pour faire le lièvre jusqu’au bout).

Allez Camille, 500 mètres, après t’es marathonienne et tu peux te mettre en boule jusqu’à l’année prochaine.

On passe la ligne.

Souvenirs obligent, je suis probablement aussi ému qu’elle, petite larmichette en coin, mais vu qu’elle est au bout de sa vie comme toute marathonienne qui se respecte, elle a rien vu hihi. Je peux maintenant me dénoncer.

Bravo. Tu l’as fait. Encore.

☆ Sunstroke. Vomit. Happy marathon 😿 ☆ Petit signe de vie. Enfin de vie… soyons optimistes 😂. Marathon très très dur. Insolation au 12ème. Petit vomito. Je t' épargne les détails je suis K.O. Je répondrais plus tard à tous vos messages qui m'ont fait très plaisir. Déçue du résultat avec un 4:54 de pur cauchemar. Désolée pour tous ceux qui m'ont soutenu depuis des mois j'ai le sentiment de ne pas vous rendre tout votre soutien 😢 • Merci à mes petits lapins @alexdovdo @mymy_poussin 😘 merci à @mellelaetitiaram pour m'avoir donné une patate d'enfer entre mon rideau de larmes 😂 merci a ma super @rabbitrunneuse pour toute son énergie et son footing à mes côtés. merci à @cbdbien d'avoir été là au plus dur. A ma belle @healthy.parisian.girl d'avoir été là sur les premières bornes. A la plus enceinte des supportrice @mathrayrunning d'avoir été là 😘😘😘 bref merci à vous tous et j'en oublie sûrement mais je suis complètement dans les vappes. • • #instarunner #parismarathon #marathondeparis #runningheroes #runningwild #instarunners #healthy #instarun #fitfam #triathlon #running #runningclub #run #happy #workout #fitgirl #runningaddict #marathon #runninggirl #worlderunners #runnerscommunity #trackandfield #trailrunning #whyirunbirhakeim #trail #nopainnogain  #runner #instarunfrance #fit #training

Une publication partagée par Cam_dewoods (@cam_dewoods) le

Ce qu’il faut retenir

Le marathon est tout sauf une épreuve facile. Paris est difficile, on ne doit pas prendre cette épreuve à la légère, malgré une bonne prépa. Pendant 42,195 km, les choses peuvent mal se passer.

Pitié, si vous n’avez jamais fait plus de 30,34 km, ne pensez pas une seule seconde que vous pouvez comprendre ce que tous ces coureurs ont ressenti, vous en êtes très loin.
Chacun doit expérimenter ce qu’il se passe sur la fin d’un marathon.

Tout se mélange, les repères disparaissent, c’est une expérience qui change la vie.

Vous pouvez être VRAIMENT fiers d’avoir fini, les temps ne comptent pas, vous êtes marathonien.

Pour rappel mythologie, le message qui rallia Athènes à Marathon, est mort en arrivant. Si vous tenez debout ce matin, vous avez déjà fait mieux.

Félicitations, vous êtes marathoniens.

Mention spéciale à tous mes marathoniens chéris, et ceux que j’oublierai probablement : Fran, Camille, Clément, Guillaume, Yoann, Mathilde, Pauline, Elisa, Nicolas, Sophie, Thierry, Arnaud, Cyril, Tien, Charles-henri et tous les autres.

Bravo, vous avez assuré.

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PS : Vous pouvez aussi télécharger nos 2 guides

– Le renforcement musculaire pour les débutants
– Courir ses 5 premiers km quand on part vraiment de nulle part.

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