« Mais PÛRQUOI tu cûrs ? » (Première partie)

(Attention : cet article est du total racontage de vie. Je me contente de relater ma propre expérience. Pas juger, pas taper).

J’ai très envie de répondre à cette question par un texte, car elle revient souvent quand je parle de mon sport préféré. Mon propre mec, lui-même marathonien sub’ 3 » s’il vous plaît) m’a posé cette question. Et venant de sa propre bouche de coureur aguerri, elle reste pertinente. Tout simplement parce qu’il existe autant de raisons de courir que de runners. Et lui et moi n’avons pas exactement les mêmes.

Pourquoi je cours ? C’est quoi mon projet ? Je suis intimement convaincue que tout le monde auraient intérêt à le faire, ne serait-ce qu’une petite demi-heure 2 à 3 fois par semaine. Peut-être retrouverez-vous dans les motifs que je m‘apprête à invoquer, des besoins qui vous sont propres. Loin de moi l’envie de faire du prosélytisme, mais oui, chez moi, la course à pied à plus de fonctions que mon smartphone. Et si l’on m’avait dit, il y a cinq ans, que je vouerais une telle assiduité à un sport, je me marrerais bien fort…
Je suis intimement convaincue que tout le monde auraient intérêt à le faire, ne serait-ce qu’une petite demi-heure 2 à 3 fois par semaine. C’est pourquoi je vais diviser cet article en deux parties.

Mon histoire…

 

Ça a commencé comme ça…
Mon histoire d’amour avec la course à pied a débuté un dimanche de janvier, il y a quatre ans, suite à une pesée un peu traumatisante, alors que je jouais à la Wii. Je serais bien restée pépouze dans mon déni, mais mon entourage me faisait régulièrement des réflexion sur ma prise de poids. Alors ce fameux dimanche, je suis montée sur la Balance Board et me suis décidée à regarder la vérité en face : j’approchais dangereusement des 70 kilos pour 1,63mètre et surtout, j’avais pris 13 kilos depuis ma sortie du lycée. Sidérée devant mon IMG, j’eus deux choix :
1-Accepter ma nouvelle silhouette toute en douceur et en rondeur, faire la belle en robe taille empire et péter les dents de quiconque se permettrait une réflexion.
2-Décréter que ces kilos en plus n’étaient pas les bienvenus et retrouver une shape dans lequel je me sente bien.
Les deux solutions auraient été les bonnes. J’ai choisi la seconde. Le lendemain matin, j’enfilais un bas de jogging, un teeshirt en coton (ouais, coton, allez-y, marrez-vous), un pull en laine et acrylique (hahahahahaha!…) et les baskets de mon ex pour… Un. Seul. Kilomètre.
Mon ex ne me donnait pas deux semaines avant d’abandonner. Ma relation avec la course à pied aura duré plus longtemps que notre couple…


Apprendre l’assiduité et la persévérance…

 

small steps

 

Ce n’était pas avec ce petit kilomètre de rien du tout que j’allais transformer mon corps durablement, mais j’ai tablé sur la régularité. Pendant les trois premiers mois, je me suis accroché à ce petit kilomètre, quasi-quotidiennement. J’avais l’endurance d’une grand-mère sans monte-escalier. Mais je me suis obstiné et au bout de quelque temps, j’ai pu ajouter un autre kilomètre à ce premier kilomètre.
Un jour, à la fin de mon parcours habituel, je décide de faire un crochet et de prolonger mon chemin de 500 mètres. Une fois devant ma porte, j’ai ressenti une euphorie générale, un état de bien-être qui m’a poursuivi quelques heures après. J’avais découvert… L’endorphine. C’était chouette. Cette délicieuse sensation m’a aidé à tenir ma nouvelle habitude. J’ai ensuite rallongé mon parcours en douceur…
Courir pour ne pas mourir…
L’année qui a suivi m’a apporté un joli panier de merde : j’ai rompu mes fiançailles, perdu mon job et  quitter mon appartement pour retourner chez mes parents dans un espace de temps très restreint. J’étais assommée et un peu paumée.
C’était d’autant plus compliqué que ma routine ayant été bousculée, je ne savais plus comment intégrer mon sport dans mon quotidien.
C’est alors que mon père, ce mâle alpha ultime, a eu la meilleure réaction du monde : Il m’a fait courir avec lui pour me canaliser et m’empêcher de me noyer dans d’autres addictions.
Mon oncle a pris le relais en me proposant de faire ensemble ma première course sur 10km. Courir n’était plus une simple activité hygiénique : j’avais un projet, une bonne raison de me lever le matin et sortir de chez moi. Mener à bien ce projet, en apparence futile, était le meilleur moyen de remettre le pied dans une spirale positive. Et mes sessions d’entraînement m’ont permis d’améliorer un peu plus mon endurance et la distances de mes parcours. Ainsi que la dose d’endorphine libérée après chaque sortie.
Le jour de la course, j’ai fait un temps misérable. Je pense même être arrivée dans les 5 derniers. Mais je m’en cognais,j’étais presque pas vexée quand sur la ligne d’arrivée, on m’a félicité de l’avoir « au moins terminé ». J’étais allée au bout de mon petit défi. J’étais capable de commencer quelque chose et de le terminer. C’était pile-poil ce qu’il fallait pour reprendre un chouya de self-estime et être un petit peu fière de moi.

 

le dernier de la course

 

 

Un nouveau départ… En basket.
Puis j’ai retrouvé un job, pris un nouvel appartement et emporté avec moi mes nouvelles capacités. J’aurais pu laisser la course à pied sur le bord de la route, comme j’ai failli le faire une première fois, mais je m’étais attaché à cet animal qui pue. Mon premier geste, une fois chez moi fut d’étudier le plan de mon quartier pour me préparer un parcour-routine et sortir mes pompes.

Et comme à mes débuts, j’ai progressivement rallongé mon chemin pour le faire déborder sur les autres arrondissements de la ville. Je courais depuis deux ans et j’avais durablement intégré la course à pied dans mon quotidien…
Je courrais seule, deux à trois fois par semaine pour me détendre, garder la ligne et la forme.
Et puis un jour, Jeremy est arrivé dans ma vie, nous nous sommes fait une chouette bande de copains, et j’ai intégré la communauté des runners parisiens. Et comme il le dit souvent : « Seul, on va plus vite, mais ensemble, on va plus loin ». J’ai doublé mon endurance et les kilomètres en à peine trois mois, et j’ai accepté ma nouvelle étiquette de « runneuse ».
Et aujourd’hui ?
Depuis je multiplie les épreuves et les courses jusqu’au dernier en date : le Carriere By night (21km de trail, y a pire, mais en baskets de route, ça pique un peu), je cours en moyenne 45km par semaine, réparties sur quatre séances, dont une sortie longue et une en fractionné. Rien de bien foufou mais, je privilégie la constance pour une progression régulière.

La moitié de mes potes était à la SaintéLyon (72km sa race !) et cest pas dans trois mois que je vais leur arriver à la voute plantaire, mais je me suis donné comme objectif de boucler un marathon avant mon prochain anniversaire, histoire d’entrer dans la trentaine en beauté.
D’aucuns diront qu’il n’y a pas de quoi la ramener et ils auront raison (Une Parisienne sur deux doit faire de la course à pied et la moitié d’entre elles doivent être plus douées que moi…). Mon parcours n’a rien d’exceptionnel et je n’accomplis pas de prouesses. En quatre ans, j’aurais pu acquérir une plus grande puissance et c’est vrai.

Mais même en étant aussi lente, j’avance plus vite que ceux qui ne se prennent pas la peine de fouler la ligne de départ…

 

 

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