« Mais PÛRQUOI tu cûrs ? » Deuxième partie : 10 raisons pour lesquelles j’aime VRAIMENT ça

Dans l’épisode l’article précédent, je vous expliquais mon parcours de bébé coureuse jusqu’à mon niveau actuel (qui n’est toujours pas exceptionnel, mais bien meilleur). J’expliquais entre autres que courir m’avait littéralement sauvé la vie, en plus d’avoir galbé mon cul. Et déjà, je vous entends vous interroger :
« Ok, avant, tu avais de bonnes raisons mais maintenant, PÛRQUOI tu cûrs tûjûrs ? »

« Just because I canbitch! » C’est déjà en soi une excellente raison. J’ai presque autant de motifs pour courir que d’occasions. Je n’ai pas les mêmes motivations lorsque que trottine 15km le lundi matin ou quand je fractionne le jeudi soir. Mais une chose est sure : je ne regrette jamais d’y être allée. Même après mes sessions les plus laborieuses, même si j’ai passé 16 bornes à insulter toute ma team dans toutes les langues que je connaissais. Parce que j’ai toujours une bonne raison de me faire :

je cûrs pûr l'énergie

Tu la sens ma grosse énergie?…

1-Pour démarrer la journée autrement qu’avec 12 épisodes de Breaking Bad. Je n’ai pas vraiment d’horaires flexibles, mais j’arrive assez tard au bureau. Et courir dès le réveil permet d’entrer dans une dynamique positive. Parce que la suite logique d’un run matinal, c’est de prendre une douche, manger des féculents, s’habiller comme Beyoncé et partir à la conquête du monde.
Plus sérieusement, la première heure de la matinée détermine souvent la façon dont vont se dérouler les autres alors autant embrayer avec une délicieuse sensation d’accomplissement….
2-Pour me calmer… Initialement, je suis une grande exaltée et j’étais habituée aux débordements en tous genres. Mes journées n’étaient qu’une suite de montagnes russes ou chaque bonne ou mauvaise nouvelle faisait l’effet d’un looping à mon petit cœur fragile. J’ai mis en place des rituels et des stratégies quotidiennes assez puissantes pour arrêter de me « noyer dans un verre d’eau ».

Le stress déclenche chez moi des actions spontanées : respirer par le ventre, joindre mes deux mains et frotter la pulpe de mes doigts, et si les émotions son trop fortes : courir. La course à pied couplée à la méditation m’a permis de décupler ma résistance au stress, à la frustration, à la douleur et à l’effort et de me transformer en petit JEDI.

Deuxième effet kiss-kool, le running canalise mon énergie et m’épuise assez pour m’empêcher de sautiller partout comme un petit marsupilami. Mon entourage me remercie…

3- Ou pour réfléchir : ici aussi, le parallèle avec la méditation est assez éloquent. Courir le matin, quand l’esprit est assez frais, est l’occasion de faire le point quant à des questions cruciales comme le sens de la vie, ou le menu de ce midi. Il m’arrive même de composer mentalement les structures de mes textes ou de rédiger mes articles dans ma tête. Et OUAIS je m’arrête pour noter mes idées sur mon téléphone. Ouais, j’ai l’air débile, mais ai-je l’air plus débile que ceux qui dégainent leurs mobiles pour prendre un selfie plein de Hashtag healthy? Je ne pense pas, nan.
4- Parce que c’est parfois la seule source de joie de ma journée : j’ai, comme expliqué plus tôt, traversé un passage à vide où je n’avais plus grand-chose à laquelle m’agripper . Et mes toutes petites performances étaient les seules choses dont je pouvais être fière. Courir fut ma bouée de sauvetage et le seul moyen de garder le peu d’estime de moi que j’avais

« OK, je suis en surpoids, seule, au chômage et je dors sur un canapé en cuir de vachette, mais eh ! J’ai réussi à courir jusqu’au panneau là-bas ! »
5- Pour le défi : la course est un sport parfait pour celles et ceux qui aiment se lancer des défis. Nous avons beau être des milliers sur la ligne de départ, une fois l’épreuve lancée, nous sommes seuls avec nos baskets, notre montre et un objectif : valider un meilleur temps que lors de notre précédente course.
Ok, j’admets que quand on court en communauté, on croise souvent un autre runner que l’on considère comme « LA personne à abattre ». Moi-même, je me sers de temps en temps du Mymy comme d’un lièvre. Mais mon principal adversaire, c’est « moi la dernière fois ».

6- Pour ne pas grossir : Victor (que nous avons déjà interviewé ici) me répète régulièrement qu’il faut « courir plus pour manger plus ». Et j’ai beau prendre soin de moi et respecter mon corps, je ne parviens pas encore à résister à l’appel de la pizza. C’est d’autant plus nul que j’ai un métabolisme aussi économe que mémé en temps de guerre et un mec qui met à l’amende tous les candidats de TOP CHEF réunis. En attendant que mon organisme comprenne que nous sommes en occident (et donc relativement protégés de la famine), je régule mon poids et accélère un peu mon métabolisme grâce à mes entraînements réguliers.

La moitié des coureurs de mon entourage (Jeremy et Victor inclus) sont d’anciennes personnes en surpoids. (Note de Jérémy qui a relu : Personne n’est gros ici ok ?!)  

Beaucoup d’entre nous arrivent à prendre un kilo en regardant un pain au chocolat un peu trop longtemps. Et nous avons tous quelque part dans nos affaires une photo pour nous rappeler des éventuelles conséquences d’un arrêt total de sport (NON, je ne mettrais pas la mienne, les réseaux sociaux sont là pour ça… )

7- Parce que les copaings : les runs du dimanche sont surtout l’occasion de retrouver ma clique et de faire les zouaves entre deux accélérations. Nos sorties ressemblent plus à une chorégraphie des Spice Girls qu’à un réel entrainement. On va discuter, jouer à « tu m’attraperas paaaaaaas », chanter, raconter des blagues de cul, twerker, sentir super mauvais, le tout sur une dizaine de kilomètres qu’on ne verra pas passer.

Voilà, un peu comme ça…

8- Pour le plaisiiiiiiiiiiiir (voilà, maintenant vous l’avez dans la tête) :

run for joy

Courir, c’est bon ! C’est se sentir vivant. C’est vivre par tous les pores de sa peau. C’est le sang qui afflue des orteils au scalp, c’est la respiration saccadée, c’est la sueur qui rafraîchit ta nuque, c’est la petite brulure musculaire que tu vas prendre plaisir à dépasser parce que tu SAIS que c’est comme ça que tu t’améliores…

Pfiou… J’ai chaud tout à coup…

9- Parce que c’est ça ou la DRO-OOO-OOOGUEBeaucoup de runners vous le diront « la course, c’est comme une drogue » (Les pire vous diront « moi ? Ma seule drogue ? C’est le sport ») (ceux-là, vous avez le droit de les taper.) Derrière cette phrase pleine de condescendance et d’auto-kiffe se cache une réalité : Une exposition répétée à la dopamine ou à l’endorphine provoque à terme la dépendance. J’ai moi-même un sulfureux passé d’accro au shopping et à la bouffe, et le meilleur moyen de calmer mes addictions était d’en acquérir une autre.

Et dans les moments compliqués, je me réfugie dans la course à pied comme d’autres se réfugient dans l’alcool, la weed, le sexe débridé ou le boulot. Et je préfère parce qu’à part une tendinite et des cuisses en béton, je ne risque pas grand-chose… (en plus, je suis trop vieille pour rentrer dans le club des 27)

10- Parce que… BAH PARCE QUE LES TENUES DE BONASSES. VOILA.

runneuse sexy ouh

« Nan mais sinon je meurs de chaud aussi… »

 

 Ok, j’avais expliqué dans cet article que pour pécho pendant les sorties, mieux valait travailler ses performances plutôt que son look, et je maintiens mes dires. Mais voilà, j’ai développé un certain goût pour le spandex et le fluo. A force de croiser des coureurs partout, j’ai fini par concéder aux tenues de running un certain charme.

Et puis surtout, je cours désormais tellement que je passe la moitié de mon temps en tenue de sport. Alors, Investir dans plusieurs tenues sympas me semble, à mon niveau, une bonne idée.
Enfin, Investir. Le mot est un peu fort. Ce n’est pas avec mon shopping total-Kalenji que je vais me mettre en faillite, mais là aussi, c’est une question de choix. C’est ça ou faire 5 lessives par semaine…
Et toi, pûrquoi tu cûrs ?...

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