Les courses de Strasbourg 2018 : Courir pour tous les niveaux !

Il y a certaines courses qui ont plusieurs avantages pour moi : un endroit que l’on connaît bien, la famille et/ou les amis présents, mais aussi, différentes possibilités pour que ces courses soient accessibles à tous et tous ! Aujourd’hui, je vous fais un récit de mon week-end, et des courses de Strasbourg 2018.

Spoiler Alert : je reviendrai.

Tout commence il y a quelques mois déjà…

Quand Fran, que vous connaissez sous le surnom de Bambi pour ceux qui lisent ce blog depuis longtemps, me lance le pic habituel : Les courses de strasbourg c’est le week-end du 12-13 Mai… si jamais tu veux venir.

Mouarf. Courir à Domicile, on le fait déjà à Paris toute l’année, quelle drôle d’idée enfin.

Obligé de forfait l’année d’avant pour cause de blessure au pied, j’vais quand même peut-être prendre ma revanche.

Puis un soir, entre 3 ou 4 pintes de thé vert, parce que l’alcool est à consommer avec modération, j’me rappelle que mon paternel a repris le sport.

  • Papa, tu fais le 5km des courses de Strasbourg ?
  • Peut-être…

Ohlala. Ça sent la connerie qui est lancée ça, on aime bien les conneries. Oui je dis on. Vous, moi, on est une équipe. #LaTeam. On a même un # !

Bref, vous l’aurez compris, il n’en fallait pas plus pour accrocher à nouveau un dossard, moi qui n’en mets que 4 ou 5 fois dans l’année. (Parce que j’aime bien courir dans mon coin, et profiter des oiseaux).

Je m’inscris donc sur le 10km en solo, avant de m’inscrire sur le 5km en plus pour faire le lièvre.

L’idée est lancée !

Disclaimer : Les distances peuvent vous paraître ici longues, les allures rapides, cela fait maintenant quelques années que je cours, je ne suis plus débutant, sans me prendre pour une fusée non plus, il faut simplement se rappeler que tout vient avec l’entraînement. J’ai commencé en suffoquant après 11 minutes de course. 

Le Jour de la Course : en avant marche.

Les Courses de Strasbourg, c’est avant tout une ambiance.

Retrouver des têtes connues sur la ligne de départ, profiter des rues que j’ai arpenté plus jeune, de jour comme de nuit.

Le Parcours est vraiment chouette. Passant par les quartiers de vie nocturne (La Krutenau, tiens, c’est bizarre de voir cet endroit la journée…), la Place de la Cathédrale, le centre-ville et la place Kleber etc…

Nous aurons même la chance de découvrir un Mamouth entier, présent pour l’Industrie Magnifique, un événement local TRES impressionnant.

Et si on passait au récit de course ?

Je n’avais vraiment PAS préparé cette course, et je sais que tenir ce que je suis censé pouvoir faire va être compliqué. J’ai mal mangé les derniers jours, j’ai bu trop d’alcool, je n’ai fait que dormir, je n’ai RIEN fait pour que ça se passe bien.

Heureusement, pas de clope à l’horizon depuis 2 jours, ce qui finalement ne changera rien, puisque le pollen et mes allergies prennent le relai pour me **** les bronches.

Km1 : BIEN TROP rapide. Emporté par le moment, je ne regarde pas la montre qui vibre comme un god fluo pour me dire que je ne suis pas dans la zone visée… 15 secondes trop rapide, parfait pour se cramer dès le départ et rentrer dans du compliqué.

A ce stade, tout va encore bien, je suis là pour passer un bon moment !

Km2 et 3 : Les faux plats montants commencent, le parcours est difficile, le vent dans la tête, je commence déjà à avoir une bonne fracture du mental, et me dire que je vais lâcher ou finir 1′ / km plus bas que le temps visé. A partir de là, ce ne sera que combat pour ne pas lâcher.

Km4 : le temps ne passe pas, il va falloir s’accrocher. J’avais pas la tête à ça, je ne suis pas là pour ça, mais bon, autant aller au bout.

Je ne suis pas capable de courir “tranquillement” avec un dossard, à moins que cela rentre dans la préparation d’une autre course, ou que j’accompagne quelqu’un.

“Au carton sinon rien”, nous rappellent un certain club parisien.  (et ça rime hihi)

Km5 à 7 : Envie de mourir sur place.

Zéro mental, c’était vraiment dur. Je ne sais même pas après coup comment j’ai tenu l’allure. Je me disais simplement 200m après 200m : allez, tu tiens encore un peu, et si ça va pas tu lâches.

Sauf que débile que je suis : lâcher c’est échouer, j’échoue pas moi, tant que j’suis pas à plat ventre en syncope, je lâche paaaaasssss. Aayyaaaaaaaaaa. (Oui, c’est un cri de guerre).

Km8 : Coup d’oeil à la montre, les secondes filent mais j’suis encore dans les temps pour valider mon dernier chrono. Ça peut le faire, j’peux le faire. J’ai envie de pleurer et de m’assoir par terre, là, au milieu de la rue.

J’ai mal aux cuisses, des bouffées de chaleur, un espèce de goût de sang dans la bouche, et j’ai les poumons qui sifflent comme un asthmatique alors que je ne le suis pas.

Km9 : Ahhhhhhh encore un km. Ah non, 1,2… c’est vraiment qu’il fait plus que 10 ce con.

Et c’est quoi tous ces faux plaaaattttssss ?

Km10,2 : Je coupe la montre avant de la regarder, j’ai envie de mourir. Ne pas s’arrêter pour éviter de tomber raide, manger VITE une barre pour éviter l’hypo, voir son amie au loin, regarder la montre : 4,27/km : Record personnel battu.

Hein ?

Comment ? Pourquoi ? J’ai fait quoi moi.

Bon ok, si vous le dites. #Fierté.

C’était une belle course, et pas du tout la fin de la journée !

Retour à la maison en trottinant pour récupérer, retrouver mon père et mon oncle pour les accompagner sur le 5km.

Le 5km des courses de Strasbourg : et en famille !

Le récit sera bref, sinon il devrait être émouvant, et c’est chiant à lire.

Mon père comme mon oncle couraient leur premier 5km officiel de toute leur vie.

Et ont chacun repris le sport depuis quelques mois seulement.

Pas facile, mais ça promettait d’être drôle !

Une allure bien gérée pour chacun, un beau finish, un gros repas derrière, c’est tout ce qu’ils méritaient.

C’était pas simple mais franchement : c’est du TRES bon boulot.

Des félicitations particulières à leur coach, qui doit se faire engueuler 3 à 4 fois par semaine pour les amener à faire ça.

Bon les mecs, on fait le 10 ensemble l’année prochaine ?

Finalement les courses de Strasbourg : on revient ou pas ?

Evidemment.

Sans tomber dans le cliché de la course à la saucisse du fin fond de village, ces courses sont une aventure humaine, on y recroise des copains d’enfance, son prof d’éco de terminale, d’autres amis.

C’était un moment drôle, agréable, douloureux pour les mollets aussi haha.

Bref, c’est toujours sympa de retourner là où on a passé 25 ans à arpenter les bars, pour y arpenter les pavés (mais les bars aussi, vous inquiétez pas…)

Félicitations à Fran, qui ne fait pas semblant après 3 jours au Picon et tartes meringuées.

Félicitations aux organisateurs, parce que l’Alsacien n’est pas docile !

Bravo à tous les finishers.

Vous avez assuré !

On remet ça ?!

Jérémy, 

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