La force de l’habitude : Pourquoi une petite habitude quotidienne vaut plus que d’énormes efforts drastiques.

Chez Faster Today, on est contre l’intégrisme du healthy. Aucun rapport avec la volonté d’une demie mesure : A terme, c’est une bonne chose d’aller au bout de ses idées.

Mais si vous avez VRAIMENT envie d’adopter un mode de vie plus sain,(mieux manger, arrêter la clope, vous mettre au sport, vous calmer sur l’alcool…) deux stratégies s’offriront à vous :

-La méthode « bande de cire froide » on s’arrache une mauvaise habitude de la peau comme ça, d’un coup, hop, t’es tout rouge, tu transpires, t’as mal.

-Une méthode plus light, beaucoup plus progressive, moins douloureuse, mais qui apporte les mêmes résultats sur le long terme. C’est celle que j’ai adopté personnellement et je continue de l’utiliser chaque jour : La méthode dite « Kaïzen ». Et je l’ai choisie parce qu’elle est plus efficace.

Un petit effort quotidien à durée indéterminé apporte plus de résultats à terme qu’un effort drastique ponctuel :

C’est vrai que les transformations radicales ont de la gueule : des centaines d’émissions de télé font leur beurre sur l’effet spectaculaire du « avant/après ».  Mais la vie, c’est pas comme un chantier de Valérie Damidot : le cache-misère c’est bon pour l’effet visuel, mais une fois passé le générique de fin, les choses sérieuses commencent. Et les vrais travaux de qualité s’opèrent sur la durée. Avec un peu de soin et de patience.

Tout ça pour dire que : Dans la vie, quand on a un objectif, il y a toujours une certaine somme d’effort à faire. Et le moyen le plus confortable pour vous de faire ces efforts et d’atteindre cet objectif, c’est de les faire progressivement, avec de toutes petites mesures, répétés dans le temps.

-Le cerveau adoooooore les habitudes ».

Une étude très sérieuse a démontré que répéter une opération pendant une moyenne de 66 jours suffisait à encrer durablement cette opération comme une « habitude ».

Admettons que vous faites vos courses plusieurs fois par semaine dans le même supermarché. Et qu’à plusieurs reprises vous ayez achetés des schokobons.

Sauf que : vous savez pertinemment qu’au fond vous n’aimez pas vraiment les schokobons. Ça vous écœure vite, et vous avez peur qu’ils fondent et vous vous sentez obligés de les terminer parce que vous savez que sinon ils termineront écrasés dans le fond de votre sac. Et ça fait bien trois kilos que vous réfléchissez à arrêter ces cochonneries.

 

Vous avez décidé d’adopter la méthode Kaïzen et de prendre cette mesure simple « ne plus acheter des schokobons ». Mais une fois au super marché, l’idée même de quitter la superette sans schokobons dans votre sac plastique génère chez vous une montée d’angoisse. Alors vous faites demi-tour au rayon confiserie. La suite vous la connaissez : vous terminez le paquet dans la journée, parce qu’il a trainé sur votre bureau, vous vous pesez trois jours après et vous vous en voulez. Mais que ce passe-t-il au juste ? C’est la force de l’habitude. Acheter des bonbons est une habitude et suivre une habitude est plus confortable pour le cerveau que de ne pas la suivre.  Il va donc falloir déconstruire cette habitude.

 

Cernez et agissez sur les « points d’ancrages ».

En répétant à plusieurs reprises le même geste (à savoir : attraper un paquet de chocolats en passant dans le rayon bonbons) vous avez créé ce que l’on appelle un « Ancrage ». Un peu comme un chien de Pavlov, vous avez associé par la répétition une occasion (le supermarché) à un évènement (acheter des chocolats). Et plus vous avez mis de temps à vous lasser des schokobons, plus votre ancrage est puissant, et par conséquent, plus il sera difficile à défaire. Bon je vulgarise et je parle en schokobons mais en vrai c’est un peu plus complexe.

 

Vous  pouvez décréter fermement qu’à partir de Lundi, vous vous mettez pour de bon un régime, sans sucre, sans sel, sans gras, sans viande, et sans gluten, reprendre vos vieilles habitudes dès jeudi parce que quand-même, c’est un petit peu trop extrême, et vous sentir nul. Ou vous pouvez uniquement, pour commencer, vous concentrer sur les schokobons.  Et embrayer sur les Granolas quand vous serez prêts.

 

Comment mettre en place (concrètement) une nouvelle habitude (ou en perdre une mauvaise) ?

  • Donnez-vous un objectif quotidien, facile, et quantifiable. Et déterminez l’occasion qui ancrera cette habitude : « Désormais, tous les matins, après le pipi et avant la douche, je ferais 5 pompes ». 5 pompes, c’est pas assez pour vous décourager, ça vous mettra pas en retard ce matin, et à la fin de la semaine, ça fera toujours 35 pompes. Et c’est toujours 35 pompes de plus que ce que vous faisiez jusqu’ici.
  • Les 21 premiers jours sont cruciaux. Ils requièrent toute votre attention. Parce que l’habitude n’est pas encore intégrée par le cerveau qui s’en trouve un peu bousculé. Il va donc utiliser son arme redoutable-la flemme- pour maintenir son confort. « Arf… C’est vraiment obligé les 5 pompes, là ? Suis-je vraiment à 5 pompes près ? » Eh bien, dans la mesure où ces 5 pompes vont renforcer votre ancrage « pipi-pompe-douche » et donc faciliter les 24000 pompes qui suivront, OUI, vous êtes a 5 pompes près.
  • Vous avez ratés une journée ? Ce n’est pas grave, poursuivez vos efforts. Non vous n’êtes pas une limace sans volonté, vous avez juste zappé vos pompes l’espace de 24h00. C’est amplement rattrapable.
  • Armez-vous de patience : Personnellement, j’ai un carnet avec tout un tas de tableaux, ou je note les dates et où je coche les jours passés à essayer d’imprimer un nouveau réflexe. C’est ainsi que j’ai démarré la course à pied il y a 4 ans (avec un seul tout petit kilomètre, mais cinq fois par semaine), la méditation, que j’ai arrêté de dévaliser les distributeurs automatique de la cafète du bureau etc…
  • Une fois votre habitude prise, renforcez-là ou adoptez-en une autre : Vous pouvez par exemple passer de 5 à 10 pompes, ou ajouter 5 abdos à vos pompes, ou remplacer votre brownie du Lundi par un fruit etc…
  • Mesurez les conséquences de ces tout petits changements : Parce qu’un brownie le lundi,  c’est 250 calories, mais multiplié par 52 (soit le nombre de semaines dans une année) ça représente 13000 calories, soit un bon kilo et demi. BIM. Ça calme hein?

 

Ces toutes petites habitudes s’accumulent et font une différence sur le long terme.  Mais surtout, surtout, ils ne demandent qu’un effort raisonnable (et un peu de vigilance les deux premiers mois). Ensuite, vous pourrez laisser votre cerveau savourer cette nouvelle habitude, et la perpétuer tout seul, comme un grand.

2 Commentaires

  1. 10 février 2016 / 6 h 43 min

    Super article, ce qui prouve bien que le plus dur est de perdre ses habitudes !
    Pour ma part j’ai réussi à stopper la cigarette depuis 4 ans, mais je tente désespérément depuis 1 an d’arrêter les bonbons et le grignotage, j’essaie de les remplacer progressivement par une tasse de thé, un verre d’eau… Pas facile mais comme on le dit : tout vient à point à qui sait attendre !

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