Pourquoi tu cours ? Je suis runner et je cherche ma place.

Cette réflexion, je l’ai eu souvent. D’abord avec Lula, parfois avec Bambi, avec « La Tétine » et quelques autres runners de ma bande. Devenir « un runner » (à dire avec l’accent et tout), c’est aussi faire partie d’une communauté, d’une famille, et d’y chercher sa place ! Seulement voilà, nous ne sommes pas tous égaux, nous n’avons pas tous les mêmes envies, nous nous scrutons, nous nous observons, parfois même, nous nous jugeons. Le résultat ? Quelques loups solitaires qui peinent à savoir où ils doivent aller ! Bouge-pas, j’te raconte. Laisse-toi faire, ça va bien se passer.

C’est lula qui m’expliquait ça la première fois, avec une réflexion que je trouve drôle et que je vis aussi de temps en temps.

« Nan mais tu sais, premier Marathon, 5 heures, et je me retrouve le cul entre deux bandes de potes. Les premiers sont les non sportifs, qui me regardent comme si j’avais accompli les 42,195 travaux d’Hercule, et les autres, ce sont les runners, qui me tapotent sur la tête en me disant brave bête parce que j’ai fait un temps pas foufou du tout. »

A cette époque je riais gentiment, parce que moi même j’avais ce comportement.
Et puis petit à petit, j’ai connu plus de coureurs, des meilleurs surtout, qui se moquent maintenant (avec bienveillance généralement), de mes temps quand je traine les pieds !

Du coup voilà, je me retrouve COMME TOUS, le héros et l’escargot de quelqu’un d’autre, et cette notion finit par me gêner.

Au final, pour qui est-ce que l’on court ?

Courir sur internet, la dérive des réseaux sociaux

Les mannequins s’en plaignent de plus en plus, on vit à travers les réseaux sociaux, les dérives sont terribles, nos vies n’existent plus en dehors d’instagram et de ce que l’on montre.
On voit des blogueurs aller manger quelque part en pensant seulement à la photo instagram qu’ils vont pouvoir faire.

En running, le phénomène arrive aussi de plus en plus.

« Je te vois jamais en vrai mais t’es partout sur Instagram »
« On te voit jamais aux runs mais d’après Strava tu cours pas mal »
« Moi, moins on me voit, mieux je me porte »

Vous vous reconnaîtrez, copains, lanceur d’alerte, qui avez compris depuis bien longtemps qu’internet est certes un espace de liberté, mais également un réel danger pour la pratique sportive.

« Oui mais moi c’est mon métier de mettre en scène, c’est différent ».

Oui, parfois je me mens à moi-même.

Ne pas courir sans son téléphone pour ne pas oublier la photo, regarder la montre pour ne pas faire un temps trop dégueu à l’arrivée, les saisies manuelles sur Strava parce que ça fait cool, couper la montre entre les fractio, courir avec Machin parce qu’il a plus d’abonnés que vous…

On se reconnaît tous la dedans à un moment où un autre, et on ne devrait pas.

Ce que l’on a perdu en chemin (moi le premier)

Se reconnecter avec la pratique sportive, et j’entends par là, s’en déconnecter un peu.
Courir plaisir, courir pour les sensations, aller faire du Yoga sans penser à la photo, aller en montagne vraiment pour le paysage et la sérénité, ne plus regarder les performances par rapport aux autres, mais seulement par rapport à soi-même, se comparer seulement à celui ou celle que nous étions hier.

C’était pas ça l’idée au départ ?
Courir parce que ça nous rend heureux, parce que ça nous fait du bien.

Il s’est visiblement passé un truc en chemin… un truc qu’on a loupé !

Le manifeste du coureur Faster Today

Bah oui, tu te doutes bien, je fais pas que bouder, j’apporte aussi ma petite solution !

Et si c’était simplement comme la devise des grandes écoles ?

« S’amuser, boire, bouffer et trottiner ! »

Bon ok c’était pas tout à fait ça, mais j’adapte, c’est déjà bien assez Meetic ces trucs de coureurs, on va pas en plus vous dire de vous reproduire. Vous êtes des animaux.

Le guide du petit coureur à pied pour les nuls :

– Ta montre souvent tu oublieras
– Seul à toi, tu te compareras
– Boire un verre avec les copains, jamais tu ne refuseras
– Un bon burger (vegan ça compte), tu t’accorderas
– Pour le plaisir et les sensations, souvent tu courras
– La compétition avec fairplay tu prendras
– Avec humilité, de tes capacités tu parleras
– Les autres tranquilles tu laisseras (j’me prends pour Yoda là un peu…)

C’est déjà un bon début nan ?

Et si on en ajoutait d’autres tous ensemble ?

Je pensais finir cette article avec une dose de solennel, mais en fait ça va être chiant. Donc je m’arrête là.

Voilà. Fin.

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PS : Vous pouvez aussi télécharger nos 2 guides

– Le renforcement musculaire pour les débutants
– Courir ses 5 premiers km quand on part vraiment de nulle part.

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