(COMPTE RENDU) : SCHNEIDER ELECTRICS – MARATHON DE PARIS 2016.

J’ai toujours prévu de vous faire une petite vidéo pour répondre à toutes vos questions. Toutefois ça fait presque 3 semaines, il était temps de vous raconter un peu tout ça non ? T’es prêt ? Je te raconte l’avant, le pendant, et l’après de mon tout premier marathon de toute ma vie ! (Oui j’vais utiliser des superlatifs et autres figures de style que j’vais inventer).

On pense toujours que le plus difficile sur le marathon, c’est de le courir. J’vais pas vous mentir, c’était pas simple simple tout le temps. Beaucoup pourtant n’arrivent pas jusque là et se blessent pendant la prepa, ou simplement abandonnent. Et franchement, je peux comprendre.

La préparation à un premier marathon

Les plans d’entrainements se font généralement sur 10, 12 ou 14 semaines environ… on trouve de tout sur internet de toute façon. J’ai décidé comme toujours, de faire aux sensations et de me baser sur les conseils que mes copains pourraient me donner (mes copains qui ont déjà vécu un marathon évidemment).

De toute façon, je sortais d’un énième vilain TFL et je n’ai pu vraiment m’entrainer qu’à partir de début Février environ. Oui, comme vous le constatez, c’était pas gagné non plus !

Mon programme se décomposait de façon assez simple ! Fractionné le mardi (d’abord court pour reprendre un peu de vitesse post blessure, puis fractionné long avec du 5 x 1000m) – Le jeudi matin, c’était endurance + un peu long avec les early birds, et le samedi ou le dimanche, une sortie plus longue pour se préparer à courir longtemps.

Voilà, je n’avais pas de plan crescendo, j’y suis allé comme ça tout le long de la prepa.

Niveau Complément, j’ai juste vidé 12 000 bouteilles d’huile de massage à l’Arnica. Je milite activement pour ce truc qui m’a littéralement sauvé la vie avant et après chaque course.

Vous pouvez en trouver sur amazon par ici :

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Mais aussi dans toutes les pharmacies 🙂 Amazon, c’est juste pour les fainéants comme moi.

Niveau prepa, c’était évidemment une erreur, non pas que j’ai mangé le fameux mur, je pense que le fait de m’entrainer SYSTEMATIQUEMENT à jeun m’a sauvé de ça, mais musculairement, je n’étais absolument pas prêt à un effort de plus de 4h, j’avais trop négligé la préparation physique je pense. C’est pas grave, on apprend de ses erreurs ! 🙂

Le jour de la course, et la course…

MArathon de paris 2016

Réveil 3h45… merde, je devais me lever à 7h, plus moyen de me rendormir. Bon visiblement la moitié des marathoniens sont sur Facebook, je dois pas être le seul à être un peu stressé.

Petit dej tranquilou, à base surtout de céréales et barres proteinés, des trucs que j’ai l’habitude de manger et que je digère bien.
1 bon litre de café ! Oui les coureurs crient au scandale en voyant ça, mais je consomme ça depuis toujours et je le vis très bien.

Ensuite, s’en suit un rituel de plusieurs heures de « je bois de l’eau, je fais pipi, j’essaie de méditer, je bois de l’eau, je fais pipi, je vérifie mes affaires, je fais pipi, je vérifie mon dossard, je bois de l’eau…. »

Bref, pas du tout stressé le mec.

Arrivé sur la ligne de départ, je rentre dans mon sas, je fais pipi… Oui le coureur de fond a visiblement une crise de panique de vessie, j’avais jamais remarqué mais ça saoule.

« Putain, qu’est-ce que je fou là moi ? Ah oui, le pari avec Yohan… putain plus jamais je bois. »

– Oh tiens, des gens du japon, oh tiens, des gens de chine, des USA, d’Allemagne. Oh putain ça devient sérieux là, c’est le marathon de Paris. Qu’est-ce que je fous la moi déjà ?

KM 1 : C’est joli les champs, bon tout le monde me dépasse, je dois tenir mon allure, fais pas le con, ils t’ont tous dit de pas accélérer ! Oh putain ma chaussette frotte… ohlallalala, ah nan elle frotte plus, c’était dans ma tête ça va.

KM5 : ça va j’me sens bien en fait, j’sais pas pourquoi ils en font tous un truc fou de cette course.

KM10 : Oh putain faut encore que j’fasse pipi. Tant pis je m’arrête, j’peux pas courir avec ça pendant toute la course.

KM11 : promenons-nous, dans les bois, pendant que… oh ta gueule.

KM15 : Putain il fait chaud, elle abuse la météo. Oh des pompiers avec une lance à incendie, ça va être cool ça, c’est tout frais j’aime bien.
Bon ma boisson de l’effort elle commence à me donner un peu des nausées, mais me faut du sucre pour tenir. J’savais que j’aurais du la faire autrement putain….

KM19 : Fran me rejoint, ouf, elle m’a pas oublié, courir à deux c’est plus rigolo.

KM20 : Apparement elle a envie de discuter, je t’adore tu sais, et je te remercie d’être là à un point que tu n’imagines pas, mais moi j’ai déjà couru 20km et j’ai moins envie de parler.

KM21 : Semi… comment ça semi ? C’est quoi cette arche de torture là qui te dit que c’est que la moitié ? C’est pas cool ! En plus bastille c’est chez moi, je pourrais rentrer là… personne me verrait, je me fonds dans la foule et hop, je rentre prendre une bonne douche, on dira que c’était une sortie longue pour rigoler.
Nan, on a dit qu’on y allait, on y va et c’est tout, fais pas l’enfant là !

KM25 : Ok, quelle est cette brulure infâme dans le haut de mes deux cuisses là ? Aux niveaux des adducteurs ou que sais-je, j’ai jamais su comment écrire ce qu’il y a là. Ah tiens la cheville commence à faire souffrir aussi. Bon tant pis, en l’étirant bien ça passe.

KM26 : Ok les mecs, il fait 25 degrés au soleil, et vous avez eu la bonne idée de mettre la musique d’USHUIA nature et des huiles essentielles dans le tunnel ? C’est une blague ?!!! Bon ils sont ou les Jean-Michel A peu près qui ont eu cette idée de merde ? J’vais les tuer ! J’veux rentrer chez moi !

Sortie du tunnel : Putain l’eau fraîche est pas avant 4km… j’ai soif, j’ai chaud, j’vais crever. J’ai l’impression d’être un cactus en plein désert, et mes pieds sont les épines.

KM30 : J’vais mourir. J’vois pas d’autres solution en fait. Ils ont menti, un humain peut pas courir 42,2 km, j’vais juste crever la, comme une larve qui a voulu faire le malin. J’veux rentrer chez moi putain ! J’ai numéricable en plus ! La normalement, je devrais être sur mon canapé à regarder American Dad ! Bah nan, j’ai mal environ dans tous le corps, cette boisson me donne envie de vomir et j’suis là à courir en plein soleil putain. Tout ça pour une banane gratuite.

KM31 : You break the wall !
Je t’emmerde, je break my legs ouai.
Ah ouf, y’a Guillaume, Ah coucou loulou, Ah coucou odéon ! Bon j’ai toujours mal, mais ça fait du bien au moral d’être soutenu, allez, on marche 500m et on repart ! ça va le faire !

KM34 : Mhmmm, quelle est cette étrange sensation de mollets qui se contractent et ne se décontractent plus ? Des crampes vous dites ? Nan bof j’aime pas trop, on peut arrêter si’l vous plait ?

KMM35 : Bon… tant pis pour le temps, je peux finir, mais faut que j’alterne marche et course, trop de crampes.

KM36 : Tiens, le truc aux mollets est aux cuisses, j’aime pas. On peut arrêter ? Abandonner maintenant c’est encore possible ?

KM37 : Dépassé par les marocains en tenues d’hiver. Ils ont même pas chaud les mecs alors que moi je brule dans les flammes de l’enfer là.

KM38 : Je fais des blagues. Je suis arrivé au point de rupture nerveux. Du coup je rigole. J’ai aussi envie de pleurer un peu, et de crier, et de m’asseoir, et de re pleurer derrière. J’crois que mon corps sait plus trop bien quelle sensation faut avoir.

KM40 : Vas-y, c’est la photo Tag-Euer, maintenant faut courir sans s’arrêter jusqu’au bout. Putain j’vais mourir.

KM41,5 : La meuf qui passe avec son vélo et te coupe littéralement les jambes : sale pu…

KM42,195 : Quoi ? J’lai fait ? Sérieux ? Putain j’suis marathonien !! Bon elle est ou ma médaille ? J’veux ma putain de médaille ! Allez, vite un petit snap. Oh putain je ressemble aux zombies dans Walking Dead. Bon il est ou steph ? Il est ou mon T-shirt ? Je veux mon T-shirt !

Finisher Marathon de paris 2016

Bon on va manger ? Et boire ? Et se doucher ? Comment ça si je m’assois maintenant je me relève pas ? Mais si large !

Ah en fait non…

Le Marathon, c’est aussi l’après…

La phase de récupération post-marathon

Le plus drôle avec le marathon, c’est le lendemain. Enfin les jours qui suivent aussi, mais surtout le lendemain.

En fait, on passe les 2-3 premiers jours à manger, dormir, manger, dormir, dire adieu à tout objet tomber à terre, manger, dormir.
Et boire de l’eau, genre plein d’eau !

Marcher devient une épreuve, les escaliers on en parle même pas, de toute façon tout mouvement devient compliqué !

J+17, je suis environ réparé même si je traine quelques nouvelles douleurs que je ne connaissais pas encore.

Mais vous savez ce que c’est le pire ?

J’ai déjà envie d’y retourner.

Comme dirait l’autre, laisse-toi faire, ça va bien se passer !

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Et bien entendu, en commentaire de cet article !

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