(COMPTE RENDU) : Marathon de Colmar 2016

Hello #LaTeam ! Il fallait bien un compte rendu pour ce Marathon de Colmar. Ce marathon était un peu spécial, puisque c’était le premier pour plusieurs membres de la Team FT (ou Team Calinoux quand ils n’ont pas leur casquette !) – nous l’avons couru en équipe, en famille, entre amis, même si seul sur ce parcours pas évident du tout.
Bref, mes idées s’emmêlent, place à ce récit, qui sera écrit à beaucoup de mains. Laisse-toi faire, ça va bien se passer.

Le point de vue de Guillaume alias Papy (mais il est pas si vieux)

Le Marathon de Colmar 2016 revêtait pour moi un double enjeu :

– Améliorer mon meilleur temps sur marathon en sortant de ma zone de confort
– Vérifier la rapidité de ma récupération.

En dépit de la pluie qui ne s’est jamais arrêtée, et avec une deuxième moitié de parcours belle et vallonnée, donc assez difficile, j’ai établi un nouveau RP.

C’est une vraie satisfaction ! Je me sentais fort au début à tel point que je me suis délibérément retenu. Bien m’en à pris : à partir du 30è km j’ai perdu presque 1 minute au kilomètre…

Pour autant, ça n’était pas la détresse : mes jambes se sont alourdies, j’ai ralenti mais j’ai gardé bon moral tout du long.
La rapidité de la récupération est mon principal enjeu. Je suis lucide, à 50 ans je ne maintiendrai pas mon niveau actuel pendant encore 30 ans…

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Si deux belles courses se présentent et qu’elles sont rapprochées dans le temps j’aimerai ne pas avoir à choisir. Je suis aussi très tenté par la course en étapes : enchainer 30 à 60 km par jour pendant plusieurs jours… Il est encore un peu tôt pour juger de mon niveau de récupération mais à j + 2 je me sens bien : des courbatures mais pas de douleur articulaire prononcée. J’irai faire un petit 5km tranquille ce soir, 15 km jeudi matin. Le Paris-Versailles qui se tient dimanche, et sur lequel j’ai de l’expérience, sera un bon indicateur de mon niveau de récupération en une semaine. Je suis plutôt optimiste !

La Marathon selon Clément Alias Tétine Foudroyante

Il faut dire que c’était son tout premier…

La préparation du marathon de Colmar

Pour moi la préparation du Marathon fut constituée essentiellement de courses longues, où j’ai petit à petit augmenté le kilométrage.

J’ai commencé par me stabiliser sur du 3 * 10 km par semaine. Une fois que je me sentais bien, je suis passé sur du deux fois 15-16 km par semaine (on reste sur le même total par semaine mais réparti différemment). Cela fait, j’ai augmenté la charge en faisant une fois 10 puis une fois 20 par semaine.

Quand j’ai réussi à maintenir ce rythme, j’ai commencé à rentrer 1 sortie à 30-33KM par mois, pour les 3 mois précédents le Marathon (la sortie à 30 était l’unique sortie de la semaine).

En étant capable de tenir 30-33, j’ai décidé que j’étais prêt. Le dernier mois a été constitué de 2 semaines à 2 * 16 puis une semaine à 2 * 10 et 10 la dernière semaine. L’idée a été de réduire progressivement pour reposer le corps afin qu’il soit prêt pour le jour J.

La gestion du Stress

Pour moi cet élément a été capital pour réussir. Au bout de 20km, j’ai commencé à en avoir marre. C’était trop long, je m’ennuyais, il pleuvait et ça commençait à tirer.

Puis le stress monte « Mon dieu il me reste encore le double alors que je suis épuisé et que ça fait mal ». J’ai commencé par me dire, allez, plus que le double ; mais erreur, cela a empiré les choses.

Alors je me suis concentré sur de petits objectifs : Allez tu es au 20, atteins le 21. Au 21 la même pour le 22. Au 22 allez plus que 3 avant le ravito. Et j’ai avancé de cette manière 1-1-Allez ravito jusqu’à 35.

A 35 j’ai fait 1-1 et au 37 j’ai réalisé que j’avais déjà fait trop de chemin pour reculer. Alors j’y suis allé km par km. En me fixant de petits objectifs, j’ai réussi à gérer mon moral pour continuer à avancer.

La course

Colmar et ses alentours ont été un délice pour les yeux. Malgré la douleur et l’épuisement, et une pluie qui ne s’est pas arrêtée du km 1 à la ligne d’arrivée, je n’ai pas arrêté de me retourner pour admirer les champs de maïs, les vignobles, les montagnes cachées dans la brume et les petits villages avec leurs petites ruelles bien charmantes.

Gros plus également pour les organisateurs et les bénévoles qui ont bordés la totalité du Marathon pour nous organiser, en criant nos noms écris sur nos dossards. C’était un vrai boost pour le moral de voir autant de personnes nous sourire et nous encourager.
La course en elle même n’a vraiment pas été facile. Beaucoup de pentes à partir du km 25 (donc avec un niveau de fatigué élevé).
Niveau ravitaillement il y avait du choix. J’ai carburé à l’eau et au pain d’épice pendant les 20 premier km et ensuite je suis passé sur Coca, pain d’épice et banane.

Ma récupération sur ce marathon

Ce marathon a été mon premier. Autant être honnête : quand je marche je ressemble à un croisement entre Jack Sparrow, la créature de Franckenstein et doctor house. L’objectif est de ne plus courir pendant une semaine pour laisser les jambes se reposer et de boire beaucoup d’eau pour aider les courbatures.

Le marathon selon Stéphane Alias Captain’

Les Objectifs :

Suite à mon échec personnel à Paris, le marathon de Colmar était comme la revanche avec un triple objectif :
#1 : Ne pas marcher, ne pas m’arrêter !
#2 : Améliorer le record familial de mon grand frère, 3h41
#3 : Faire de mon mieux, c’est con mais c’est vrai x)

MON plan d’entrainement sur 8 semaines:

Plus habitué aux salles de fitness qu’aux anneaux d’athlétisme, le but n’était pas d’arrêter la gym pour me focaliser sur la course à pied ; mais plus d’adapter le rythme en y ajouter des séances de fractionné et des sorties plus longues.

Coté cardio :
Lundi : fraco long, ex 4* 2000+500
Mardi : natation
Mercredi : Sortie 15-20km
Jeudi : natation
Vendredi : fraco court, ex 5 * 400 300 200 100
Samedi : sortie en vélo
Dimanche : sortie longue 25-35km

Coté fitness et Gym :

Première interrogation : faut-il continuer avec une séance de renforcement du bas du corps ?
En dehors des séances de HIIT (High Internal Intensity training) où on travaille beaucoup les jambes en poids corps. J’ai décidé de supprimer mon « Leg Day » pour éviter d’être trop courbaturé sur les séances de running.
Deuxième interrogation : quels muscles cibler sur une séance de renforcement lors d’une préparation ? Et lesquels faut-il laisser en second plan ?
Abdominaux et lombaires seront vos amis sur une épreuve type marathon. Faire 15-20 min de gainage et/ou d’abdos (Non pas les crunchs, ce n’est pas bien les crunchs hein !). Travailler le dos et trapèzes pour la posture et limiter le travail des pectoraux qui viennent vous renfermer sur votre thorax. 
Limiter les charges, votre but étant de sécher le muscle sans perdre en forme.

Le marathon est un challenge qui peut s’avérer très difficile, mais n’oubliez pas que vous faites ça pour le plaisir, une préparation réussite est une préparation heureuse. Lors de ma préparation, un coach a commencé à suivre mes performances, jusqu’à me proposer d’intégrer son club. Grosse erreur ! Ce coach a essayé de m’imposer un programme, jusqu’à m’interdire le fitness et la natation. 
Certes, vous gagnerez peut être 10min mais est-ce que ça ne vaut pas de sacrifier votre mode de vie.

Gestion du stress :

Dans le genre à me mettre des objectifs très élevés je suis bon, pour les réaliser c’est autre chose. Ce qui peut entrainer une bonne dose de stress. 
Je devais être insupportable au début de ma préparation, mais comme on dit, « entrainement difficile, guerre facile ». Et à force de persévérance, je sus que mes objectifs allaient être atteints. Et c’est à ce moment où je ne voyais plus ce marathon comme une épreuve mais comme une sortie que j’allais faire avec mes potes.

Pendant la course :

J’avais analysé un peu le parcours, je connaissais mes points faibles et je savais qui venait pour m’encourager et où. Avec ces données je savais quoi faire et comment le faire 5 jours avant le course.

Conditions :
La pluie et le froid, mon plus gros avantage sur cette course. Pendant que beaucoup ne prennent aucun plaisir à courir par mauvais temps c’est là où je performe. Moins besoin d’hydratation, pas de sudation…
Le passage dans les vignes de Colmar et leur dénivelé associé était au contraire ma plus grosse hantise sur ce parcours. Le premier semi étant plutôt plat c’est là qu’il fallait gagner les minutes.

Le Post run

Sur la ligne d’arrivée, avec les 7 derniers km plutôt durs, la motivation au plus bas mais avec une grande fierté, je suis resté debout sans fatigue particulière. Pas de douleurs, peu d’acide lactique, What else ?
H+5, l’endorphine qui commence à s’estomper, des douleurs au niveau des nerfs sciatiques commencent à se faire sentir.
J+1, les nerfs sciatiques ok, mais les premières courbatures aux mollets que j’essaie de soigner avec des massages (mes collègues m’ont pris pour un psychopathe).
J+2, encore des courbature mais les massages et la séance de cryothérapie m’ont vraiment soulagés. Je recommence le sport, et la réactivation musculaire.
Les gros bonus post marathon :
Baume de tigre, arnica ou huile de camphre
Massages
Cryothérapie en centre ou avec des poches de glace
Natation.

Le Marathon de Colmar par Fran alias Bambi

L’idée de départ

3 avril 2016 : Un petit bambi sert de lièvre à un petit caribou sur 25KM lors du Marathon de Paris..
Bambi adore faire des semi-marathons mais a tout de même bien envie de s’essayer au 42.195KM !
Bon .. quels sont les plannings des prochains marathons ?
Tiens, septembre (fait pas trop chaud, fait pas trop froid..), Colmar (l’Alsace, mon amour !)..
« Dis Mymy, tu m’en dois une, tu viens avec moi ? »
Si tôt pensé, si tôt partagé avec le reste de la team Faster Today… et hop le 26 mai, tout le monde s’inscrit au Marathon de Colmar pour le 18 septembre 2016 ! S’en suivront quelques inscriptions sur le semi-marathon ☺

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La petite prépa

Partie personnellement sur un plan d’entraînement de 6 semaines, j’avais encore « le temps » avant de me lancer sérieusement dans cette chose que je voyais d’emblée comme une contrainte.
Warning – 6 semaines, ce n’est pas beaucoup : je ne cours pas depuis hier, j’ai une alimentation d’hippie et ai un métabolisme de runneuse.
De plus, j’ai déjà fait un burn-out sportif avec toutes les compétitions de natation que j’ai fait pendant X années.. bref, je ne pouvais plus concevoir de faire des entraînements non désirés sur une très longue période.

J’ai donc maintenu mon rythme de croisière avec mes séances de fitness et renforcement musculaire, mes runs habituels (3 max/hebdo, au feeling), mes doses de nicotine (pas biiiiiien).

Des vacances finalement prolongées, j’ai démarré le plan à S-5 semaines et non 6.
Après le semi-marathon de Strasbourg, le 10K de l’Equipe et le 10K de l’Hexagone sur une tendinite du moyen fessier, j’ai décidé de travailler sérieusement ma foulée et mes appuis.
En complément des séances préconisées sur mon plan d’entraînement, j’ai augmenté les exercices d’endurance, de cardio et de foulée.

La préparation à une compétition peut être rapidement lassante, je conseille donc de partager cela et/ou de rendre cela un peu plus « fun ».
Souhaitant faire un décrassage post arrêt nicotine et perdant un temps précieux tous les matins à patienter pour l’ascenseur au travail, j’ai décidé de challenger mon collègue en prenant les escaliers (23 étages) plutôt que l’ascenseur.. et d’arriver avant lui. Et BIM : 23 étages, gagné (oui, j’ai couru ; oui, j’étais à bout de souffle :-D)

A son tour, il m’a challengée de le faire toute la semaine et de me chronométrer pour améliorer le timing. Bon, allez ..
Autre petit jeu quotidien ? courir 1KM/cigarette désirée et non fumée.. aïe.
La ligne blanche des pistes cyclables est devenue ma meilleure amie de fartlek pour allonger ma foulée.

Mon objectif principal n’était pas de développer ma vitesse de base mais plutôt d’essayer de maintenir l’intensité dans la durée. J’ai donc débuté par des séances de VMA type 20 minutes d’endurance avec ajout de pointes à 95% de FCM.
Je me suis donc enfin intéressée à ma fréquence cardiaque pour ensuite réaliser des séances au seuil (80 à 85% de FCM) et des sorties longues à allure marathon.

L’objectif

Sur la base de mon évolution et ressenti, je visais de terminer mon premier marathon en moins de 4h. Il est vrai qu’après certaines sorties longues, je pensais fortement au seuil des 3h45 !
Seulement, période estivale, entraînements alternés sur des parcours plutôt roulants ou des D+ que je connais par cœur …questionnement.. bon, on verra le jour J !

L’échéance

A J-10 : 
Prévisions d’une météo caniculaire.
Fin des sorties XL mais petit « run » tous les deux jours + détox complète à base de compléments d’huile de foie de morue, jus de grenade, herbes médicinales et autres.
Plus d’alcool, plus de cigarettes, plus d’excès alimentaires

A J-3 :
Discussion avec mon lièvre qui me met indirectement la pression en me faisant remarquer qu’il me repérera facilement : « tu seras parmi les premières féminines, comment te louper ? »
Je réalise.
Je prépare soigneusement ma playlist et la charge sur ma montre TomTom Cardio Music.

A J-2 :
Prévisions de pluie 80%, vent, moins de 15 degrés. 
La température idéale pour courir pendant 4h mais alors la pluie tout le long.. aïe aïe aïe.
Dernier run parisien de 4KM en endurance fondamentale avec une chaleur presque insupportable : les jambes lourdes, le bobos imaginaires, le bug technique avec la musique – le stress et l’excitation sont bien présents !

Direction Strasbourg, accompagnée de 4 ou 5 tenues complètes, 2 ceintures dossard/bidons, 2 brassards, de quoi faire mes bowlcakes, mes graines, mes compléments.. on ne changera rien aux habitudes quotidiennes avant ce foutu marathon !

Préparation veille de marathon colmar

A J-1 : Jeremy et moi récupérons Clément et Gildas à la gare de Colmar pour ensuite poser nos affaires dans notre Airbnb.

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Après un déjeuner assez copieux (on ne plaisante pas en Alsace !), direction le Village pour récupérer nos dossards et sacs coureurs. Je nous trouve particulièrement hyperactifs mais nous profitons des rayons de soleil avec les autres copains de la team.

Y’a plus qu’à.. 😁 @marathon_colmar

Une photo publiée par Fran (@fran_bambi) le

Un tour au supermarché et nous voilà en train de préparer le dîner de veille de Marathon.
J’ai mangé des pâtes complètes, du blanc de poulet, quelques tomates cerises et ½ mangue.
Quelques rires et confidences plus tard, LE stress de la troupe : perte des écouteurs de Jérémy, fouille générale (WTF, nous ne les avons jamais retrouvés !!)

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S’en suivront des analyses de gouttes de pluie, des recherches google « météo Colmar », « courir un marathon sous la pluie… » et une belle insomnie pour ma part.

Jour J :

5H : réveil petit déjeuner – 1 bowlcake, 1 poire, 1 café, 1 smoothie fruits rouges
7H : douche et préparation – massage à l’huile arnica Welleda puis application de baume du tigre rouge sur les gambettes.
Bon, météo confirmée avec 13 degrés et pluie tout le long du marathon… Grosse appréhension générale.. Tant pis, j’ai besoin d’être à l’aise : ce sera comme prévu brassière, short de compression, brassard, ceinture dossard et chaussettes five fingers + Ultra Boost.

Ajouts : manchons fournis dans le sac coureur, histoire d’avoir une partie des bras au chaud + casquette FasterToday pour se protéger de la pluie (une future bénédiction).

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8H30 : Après plusieurs vérifications, quelques allers-retours dans tout l’appartement, direction le lieu du départ.
9H : Départ du semi-marathon pour les copains
9H05 : Pipi improvisé entre deux buissons, cachée par un sac poubelle transformé en cape.
9H07 : Sur la ligne de départ, photo avec Greg (coureur AR Paris Les Abbesses) et petite danse avec les cheerleaders
9H14 : Bon, je suis restée sur la ligne avec Stéphane et Greg, il pleut, mais je me sens super bien !
Cela doit être l’adrénaline du départ..

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Le marathon

9H15 : GO, je déclenche la montre…
Je me rends vite compte que la pluie ne me gênera pas tant que ça ; je suis déjà trempée, la température de mon corps va augmenter, la casquette protègera mon visage.
La musique à fond, je suis à 30 mètres de Stéphane et Greg ; je souris toute seule et décide de ne pas trop regarder ma montre avant le KM26 (Arrivée de Rémi)

KM6 : Fait chier, sploutch, je vais avoir des ampoules..
Les kilomètres défilent très rapidement et je commande à doubler des semi-marathoniens.
Après Marion et Julia dans les champs, je croise Reine et Victor dans une montée au centre d’un village. Je suis très élancée mais surtout concentrée : j’ai envoyé ballader Victor qui souhaitait m’accompagner ☺
KM15 : Ah, j’ai deux ampoules à la plante des pieds, c’est rien, allez…
KM19 : Séparation du semi et du marathon
KM20 : mes parents, mon filleul, ma nièce sont là : ma mère me crie « tu es 2ème ma fille !!!! »

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J’avais bien remarqué que je n’avais vu qu’une femme marathonienne depuis le départ.. je me disais que j’allais être rattrapée très rapidement par les pointures féminines, et pourtant : semi-marathon passé en 2ème position en 1H31.

Jusqu’ici, tout allait très bien..

KM22 : Ah ? ben j’ai perdu mes gels en chemin …
KM23 : Carole, pressentie sur ce marathon, me double avec son mari « vas-y ma petite, tu es impressionnante ! »
KM25,5 : Désormais en quatrième position (merci la pause pipi !), Rémi va me rejoindre afin d’affronter le D+ qui m’attend
KM 26 : Pas de Rémi… je vois au loin le parcours vallonné… ce sera ici le moment le plus difficile de mon marathon
Je force, je m’accroche, je réalise que les muscles sont OK, pas de raison pour marcher dans cette foutue montée.. Allure 7’45 allez… vite ….
KM28 : OUF des descentes … Le moral a pris cher, toujours pas de Rémi, pas grave … je sais que j’ai décéléré mais je m’en fiche complètement !
KM32 : Rémi !!!! Il s’excuse platement et m’explique qu’il m’a loupée (il pensait que je serais proche du pacer 3H45).. je comprends donc mon timing
KM34 : Bon, il me reste + de 8Km, j’en ai marre… Ah y’avait un mur au KM30 ? « le connais pas celui-là » !

Dialogue avec Rémi «Fran, t’as des douleurs musculaires ?» « Bah non mais j’en ai marre » « Alors tu ne lâches rien, c’est génial ce que tu fais, je ne vois pas le pacer 3H45 ni de femme derrière, allez !!!!! »
KM36 : « Rémi, je veux faire pipi »
KM37 : « Rémi, y’a une nana derrière ou pas » ?
KM38 : « Rémi, tu restes avec moi ? »
KM38,5 : « Rémi, j’en ai marre… y’a une nana derrière ou pas ? »
KM39 : La folie s’empare de moi, je me mets à chanter très fort et à faire rire les quelques messieurs autour de moi, mon petit lièvre compris « Wake me uppppppp, before you go gooooo lalalalala »
KM40 : Rémi me force à boire une dernière gorgée d’eau et me dit qu’il me retrouvera à l’arrivée
KM42 : Ces deux derniers kilomètres ont défilés, j’aperçois la fin…
KM 42,1 : Je vois Stéphane tout excité en train de m’attendre, j’accélère.., je vois le chrono :

FINISH -> 3 :38 :45 !

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La ligne passée
Je m’effondre en larmes dans les bras de Stéphane, mes jambes lâchent.. Je suis tétanisée par le froid et l’émotion.

J’avance calmement pour récupérer ma médaille, faire une interview.
Je m’effondre cette fois-ci dans les bras de ma meilleure amie ; je suis toute contractée dans le dos.. Direction les soins !

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Après la couverture de survie, le massage du psoas etc, la réalité :
Je suis 3ème Séniors femme, 4ème féminine au classement ..
Bref, on rejoint les copains, je n’ai plus mal ??
Le plus important : NOUS SOMMES TOUS FINISHERS !!

La récupération

Le soir du marathon : 
Bain bouillant, douche gelée, perçage d’ampoules, baume du tigre, massage.
Jogging baskets
Je n’ai que quelques courbatures et une petite douleur au genou droit (genouillère droite en place sans attendre !)

J+1 :
Mes ampoules ne me font plus mal ; merci Compeed !
Rendez-Vous avec mon kiné pour une séance de crochets et de massage intensif.
Il me félicite pour le travail effectué en peu de temps: nouvelle foulée, meilleure posture, 0 tendinite youhou.
La douleur au genou est déjà partie.
Bain bouillant, douche gelée, massage.

J+2 :
Constat : déjà en manque de ma dose de sport.
Retour au travail : bon OK, on va un peu attendre pour reprendre les challenges.

Je me laisse faire, cela va bien se passer ☺
Colmar, à l’année prochaine !! (zut, il reste de la compétition en moi..)

Le Marathon de Colmar par Mymy

Tous mes amis ici présents en ont déjà beaucoup dit, je vais donc aller à l’essentiel.

La préparation au marathon de Colmar 2016

Pour mon premier marathon à Paris, j’avais eu une préparation très carrée à base de fractionné, de seuil, de sorties longues etc…

Je n’avais pas du tout envie de refaire ça, j’ai donc décidé d’y aller au feeling.

3 sorties par semaine, sans lâcher les 3 entrainements de Street Workout et le Yoga – une sortie longue minimum (15 km au départ, et montée jusqu’à 34km) et un peu de Fartlek me serviront de préparation.

Côté alimentation, je passais à ce moment en diète plutôt cétogène (Beaucoup de graisses, peu de sucres) mais je n’ai à part ça rien changé. L’alcool et les cigarettes seront stoppées complètement à 3 semaines de l’échéance, histoire de nettoyer un peu.

La gestion du Stress

Je crois que tout allait bien jusqu’à la dernière semaine avant l’épreuve.

A partir de là, les choses se sont compliquées. J’ai moins bien dormi, je ne savais pas comment j’allais vivre ce deuxième marathon, mes amis étaient aussi à cran que moi, bref, ce n’était pas de tout repos.

Imaginez 3 mongoles entrain de « refresh » en boucle la page météo Colmar pour voir si la pluie a une chance de diminuer, vous aurez une idée du stress à 12h de la course.

Sans parler des écouteurs perdus la veille au soir… qu’on ne retrouvera jamais d’ailleurs. Mystère et boule de gomme.

Le jour de la course et la course

Là on va rentrer dans la partie drôle je crois.
Réveil 5h, barre de protéines et barres de céréales, et hop, je retourne me coucher – pour me rendormir en 3 secondes.

J’ai eu un sommeil assez léger cette veille de course, je m’en étonne moi-même.

Une fois la tenue enfilée, les 12 pipi traditionnels effectués, c’est parti pour le grand départ – sous la pluie.

On sous-estime souvent le fait d’être entouré sur ce genre d’épreuve, c’est pourtant terriblement important. Le fait de retrouver Lula, Guillaume, Stéphane sur cette ligne de départ, en étant accompagné de Fran et Clément fera beaucoup de bien à la tête.

Pan.

C’est le départ… Je décide de me caler sur le meneur 4h, avec en tête de le dépasser de peu vers la fin, ou d’aviser si ça ne va pas. J’ai fait 4h43 à Paris en Avril, le but ici est d’essayer de tourner autour de 4h15. Je décide aussi de courir ce marathon uniquement à la fréquence cardiaque, je ne connaitrais pas ma vitesse exacte de toute la course.

Km1 : Pfiou il va vite quand même le monsieur des 4h… j’suis à froid moi, il est mignon mais il se calme.
Km2 : Ah tiens, coucou clément !
Km4 : Bon ça va, j’prends le rythme.
Km5 : Au revoir le Pacer (meneur d’allure) des 4h… moi les ravitaillements je les emmène avec moi dans mon sac comme Franklin la tortue.
Km7 : Bon, tout va bien niveau FC, j’accélère un poil et on avise.
KM10 : Cool, déjà 10k !

KM15 : Putain j’ai déjà mal aux jambes, c’est quoi ce bordel… en plus j’ai envie de faire pipi. Nan Ciao j’me retiens, j’veux pas perdre de temps.

KM 21 : Ah cool déjà le semi, bon tout va bien à priori, ça tire un peu partout mais c’est cool, rien d’articulaire ou tendineux pour le moment.
KM24 : Fuck je fais pipi ici. Ah tiens j’vais manger une compote aussi, j’ai un peu faim.
KM25 : Le dur commence… je sais ce qu’il m’attend, 2km de cotes.. Je marche, je souffre, c’est moralement assez horrible à ce stade de la course. La FC monte… je vois Clément qui marche devant moi et qui a l’air d’en chier aussi.

KM27 : Cool de la descente, on va pouvoir relâcher les muscles, redescendre en rythme cardiaque et reprendre un peu de plaisir.
Ce sont dans ces moments là que la méditation en course m’aidera beaucoup (oui j’y arrive, non c’est pas évident)

KM30 : Je trouve mes parents qui ne devaient même pas être là – ça fait du bien moralement, beaucoup même. Mon père me dit que ma foulée est encore nickel, que d’autres sont plus mal que moi, qu’il n’y en a pas tant que ça devant… Je suis à ce moment sur 3h55, ce qui serait assez exceptionnel.

KM31 : l’erreur qui me cassera jusqu’à la fin. Manger une barre de céréale solide – que je n’avais pas testé à l’entraînement, moi qui suis habitué à ne pas manger ou à ne courir qu’avec du liquide.

KM32 : Les nausées commencent, je marche un peu, j’ai encore le temps tout en restant sous les 4h.

KM35 : A ce stade j’alterne marche et course pour essayer de calmer les nausées – sur un schéma 500m course / 200m marche.
Les choses se compliquent, mais je sais qu’il ne me reste que 7km, j’essaie de tenir le plus longtemps possible, j’hésite même à vomir.
C’est à ce moment que le Pacer 4h me repassera devant, je n’arriverai plus à le récupérer – tant pis pour le -4h, ce sera pour un prochain !

KM37 avec un passant : « Allez le plus dur est derrière toi ! » – Lol… pas vraiment non. T’as déjà essayé de faire 5 bornes en ayant envie de vomir à chaque respiration ? J’ai l’estomac aussi acide qu’un Lait Fraise chez Monsanto à ce stade de la course… Pourtant les jambes sont pas trop mal, la tête va… pourquoi j’ai mangé cette barre à la con.

KM39 : Je n’en peux plus, mais les autres coureurs me tirent avec eux, j’alterne toujours marche et course, j’en ai marre, c’est long là…
Arrivé à ce stade de l’épreuve, il y a une vraie solidarité entre les coureurs, c’est assez beau, les gens ne te laissent pas sur le côté, une famille me tire même avec eux.

KM41 : J’entends le speaker au loin, la ligne d’arrivée est proche, je relance comme je peux pour gagner du temps.

KM42,2 : La lignée d’arrivée, le temps : 4h09’50 »
Je passerai donc en moins de 4h10 ! Objectif atteint, envie de pleurer, mal partout, gros moment d’émotion, transit par le froid et la pluie. Je ne sens plus mes doigts, je ne m’en étais même pas rendu compte pendant la course.

Je retrouve à ce moment Clément, aussi content que moi d’en avoir fini, et pourtant près à recommencer. Petit danse de la victoire, câlin général – je retrouve mes parents et toute la Team avec !

Ah tiens, Fran a peut être fait un podium – nan faut pas pleurer ! On est des marathoniens, ça pleure pas ! Bon ok si un peu… on va dire que c’est l’épuisement.

Je m’assois par terre : Nan j’suis bien là moi, j’me lève plus.

S’en suivent quelques échanges cultes.
– Euh les mecs, vous avez les lèvres bleus, vous avez froid ?
– Sont ou les couverture de survie ?
– Oh putain un orchestre, viens on danse !
– C’est quand la douche ? C’est quand qu’on mange ? C’est quand la mer ?
– Quelqu’un peut rallumer le chauffage ?
– Oh putain l’appartement est au 3eme étage…

Bref, tous les semi-marathoniens venus avec nous sont adorables et les échanges sont agréables. Merci encore à tous ceux qui étaient là avec nous, marathoniens et semi-marathoniens, l’épreuve sous la pluie, fallait vouloir ! De belles Team étaient représentées sur ce week-end à Colmar : Les Adidas Runner de Belleville, Odéon et Abesses, Les Early birds d’Eric (que je retrouverai bientôt hihi) et la Team FT. Bref, une belle bande de copains. On y retourne quand ?

La récupération post-marathon

Les autres ont déjà tout dit, je me soigne sensiblement comme eux…
Genouillère pour les articulations douloureuses, baume du tigre, douche froide, Huile à l’Arnica, Crème à L’aloe Vera et MSM… bref, toute la panoplie du coureur avec les massages en prime.
A J+3, je n’ai plus que des courbatures, pour le reste, on verra lors du premier run de récup !

Laisse-toi faire, ça va bien se passer – tout ça tout ça.

—–

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PS : Vous pouvez aussi télécharger nos 2 guides

Le renforcement musculaire pour les débutants
Courir ses 5 premiers km quand on part vraiment de nulle part.

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2 Commentaires

  1. 23 septembre 2016 / 3 h 53 min

    Wahou ! Tous ces comptes-rendus me donnent qu’une envie : celle de commencer ma propre aventure marathon! Bravo à vous !

    • 27 septembre 2016 / 7 h 44 min

      Si t’as la tête, les jambes suivront 🙂 C’est vraiment une belle expérience 😉

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