(Compte rendu) Les 10km du Vignoble d’Alsace avec les copains

Des fois je cours “vite”, des fois je fais la sieste, et entre les deux, j’accompagne des copains faire des courses marrantes. Ce week-end, c’était les courses du Vignoble d’Alsace et j’suis obligé de vous raconter ça, parce que c’était épique ! 

Tout commence il y a 19 ans…

Nan j’déconne.

Ça commence y’a 3 jours.

Les trains qui partent pas, les trains qui partent, la SCNF sont nos amis, comme les produits laitiers et tout et tout.

Pour cette course, j’ai le rôle de lapin ! Je dois accompagner Julio sur 55 minutes sur un 10km technique et pas facile du tout.

Tout commence… Samedi soir ! Parce qu’une bonne course ça se prépare…

L’avant 10km du Vignoble – la veille au soir

  • On mange quoi la veille d’une course ?
  • Ce que tu veux… mais pas trop de fibres, et plutôt des glucides
  • Ok on fait une salade de pâtes.
  • Une bière on peut ?
  • Oui mais juste une !

 

Ça partait déjà bien cette histoire, heureusement, on sait se tenir, on a limité la casse !

La veille d’une course, il est surtout intéressant de se voir pour étudier le profil, se détendre, ne pas stresser (pas comme moi quoi), profiter des copains, et se préparer à de bonnes dispositions pour le lendemain.

De toute façon, la nuit importante, c’était celle d’avant, et avec l’excitation, on finit toujours par dormir trop peu, donc autant faire des blagues avec les copains.

La première course pour Julio, une super cape de lièvre pour moi, et Fran qui est venue se confronter à un terrain qu’elle connaît déjà un peu.

  • J’suis pas en forme j’te dis mymy !
  • Oui oui je sais…

 

(Blague à part, pas en forme de quelqu’un qui bosse dur toute l’année, c’est pas le même “pas en forme” que quelqu’un qui fout rien… notamment sur la capacité musculaire !)

Une “bonne” nuit de sommeil, et c’est le moment du départ…

Le jour de la course !

  • On mange quoi le matin d’une course ?
  • Comme d’hab, mais plutôt des glucides aussi
  • Ok…

 

  • Mymy t’as mangé quoi ?
  • 2 pom’potes et 3 cafés… il est trop tôt, beaucoup trop tôt.
  • C’est ou le départ ?
  • Vas-y là j’vous l’ai envoyé 4 fois déjà ! Cora Dorlisheim !
  • a tes souhaits.

 

Le matin d’une course, mieux vaut rire que stresser ! Bon ok, on peut faire les deux aussi, on n’est pas comme ça…

Derniers préparatifs, dossard accroché, bouteille d’eau sifflée, petit pipi des familles, échauffement, j’crois qu’on est tous prêts !

  • héhé fran la montre me dit +6 en forme
  • Ta gueule j’suis à -8

Oups.

 

Fran au premier rang comme une bonne élève.

Julio et moi même au dernier comme les branleurs que nous sommes.

No stress, on est là pour enfiler des perles !

Non ? Ah merde…

 

Le coup de pistolet, dernières instructions.

  • Julio, tu suis mon petit cul, tu parles pas, je s’occupe de tout, tu gigotes quand t’as soif, on s’arrête pas, j’ai des provisions !

 

Oui le poussin est un lièvre prévoyant, comme un scout, mais en plus stylé.

Km1 : Ahhhh Jérémy pars pas ! Oui enfin faut doubler là, sinon on va rester bloqués !

Ah tiens ça monte.

Ah tiens ça monte encore.

Les Vignobles vous dîtes ? Au temps pour moi. Nan. Bof.

Km2 à 4 : 

Ça monte.

Ça descend.

Ça monte.

Ça descend.

J’savais pas que c’était un tour de grande roue c’est rigolo !

Julio ? T’es ou ? Comment ça pas rigolo ?

(Je me moque, mais pour un premier 10km, c’est bien technique et bien vallonné, n’y allez pas pour faire un temps mais plutôt pour profiter du parcours et de l’ambiance).

Km5 : oh la vilaine côte.

Poussseeezzz-vvvooouuusssss on arrriiivvvveee.

Ah tiens un Single track.

Donc on double pas ?

Ok j’ai compris…

*Ne pas confondre l’eau et le vin au ravito. Conseil respecté mais on aurait pu se tromper ! Ça a presque la même couleur.*

 

Km6 : Allez Julio ! Encore 1km de faux plat et ensuite on a 3 km de descente, on va pouvoir rattraper. A partir de là, tu oublies le cerveau, on déroule les jambes, et on accélère petit à petit jusqu’au sprint de fin.

Km7 à 8 : On démarre doucement l’accélération finale, mon lapin suit. Tout va bien.

Km8,6 : Julio, t’es une drôle de couleur. On ne perd pas connaissance dans les vignes stp !

Allez, respire fort, suis mon cul !

Km9 : Allez, plus qu’un ! On envoie tout maintenant, tu lâches rien !

Km9,4 : Ah, fran est revenue nous chercher.

*Regarde la montre*

Oh putain… Toi t’as fait une connerie encore !

“J’suis première wesh !”

(Mes ami(e)s sont poètes).

 

Allez juliooooooo.

Sprint final.

Ligne d’arrivée.

55’09” à la montre pour 10,2km et du dénivelé, j’crois que le pari est tenu !

Ah tiens, pas de médaille mais une bouteille de vin hihi.

 

Est-ce qu’on reviendra sur le 10km du Vignoble d’Alsace ?

Franchement oui.

L’ambiance est géniale, les bénévoles très cool, le parcours est beau même si difficile, il y a des spectateurs tout le long, c’est vraiment bien, rien à redire !

Sans parler du fait que Fran nous a obligé à faire les bras après la course avec ses conneries de paniers garnis, bouquets de fleurs et le fait qu’elle ait gagné sa taille en bretzels…

Une course agréable, une course à refaire, une course que je vous conseille sans hésiter.

 

Si je devais râler ?

Nan même pas, j’ai rien à râler, c’était bien, y’a des douches, une consigne efficace, une navette pour y retourner depuis l’arrivée.

Niveau orga, ça change de ce qu’on peut voir habituellement 😉

 

Voilà, moi j’rends l’antenne, c’est l’heure d’aller décrasser !

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