(Compte rendu) : Le FIT BIT Semi-Marathon de Paris.

Un nouvel article écrit à quatre mains par Jeremy et Lula parce que ces deux gamins aiment bien faire des courses ensembles pour voir celui qui a la plus grosse… Performance.

[SPOILER DE LULA] Mymy a mis une méchante pâté à Lula (une pâté de 22 minutes, à ce stade là c’est un bloc de foie gras) parce qu’il avait encore le seum de la demie-minute qu’elle lui avait mis au Carrière By night. Et Lula s’est juré de doser les fracos pour le défoncer à la prochaine course. Ou moins subir une humiliation moins violente.  Voilà.

Compte rendu Faster Today Semi de Paris FitBit

Compte rendu de Lula :

Je m’étais inscrite au Semi de Paris en Octobre. Un peu par défi, et un peu pour que toute ma bande de potes arrêtent de me briser les ovaires avec le Marathon de Paris de cette année. Genre une semi course pour une semi paix.

Comme à ce moment-là, j’avais un presque bon niveau, j’étais convaincu qu’avec quelques entrainements, un peu d’huile de coude et beaucoup d’amour, j’allais passer sous la barre de l’heure et cinquante minutes. C’était sans compter sur un traitement hormonal qui m’a littéralement coupé les jambes pendant trois mois. De fait quand, la semaine précédente, j’ai reçu ma convocation avec un rappel de mon SAS, j’ai ravalé ma salive (et beaucoup, beaucoup fait rire Mymy).  

Néanmoins j’étais confiante : Mon traitement terminé, j’avais retrouvé tout le plaisir de courir  et une bonne partie de mes capacités, je savais que cette course était à ma portée ; J’espérais AU MOINS la terminer en moins de deux heures (donc tout le monde a compris que sur ce coup-ci je m’étais sévèrement chié, hein ?).

Quelques semaines avant la course j’ai gouté à mes premiers Fractionnés… Le fractionné. C’est un peu le devoir conjugal du runner. T’aime pas ça, mais tu sais que c’est nécessaire sur le long terme. J’y allais en me bouchant le nez, en fermant les yeux et en espérant que ça passe le plus vite possible. Bref, j’ai bien tout fait comme il faut.  Y compris la fameuse « semaine de repos ».

« FIT BIT SEMI DE PARIS » ou quand le commerce passe en premier…

J’en avais déjà parlé ici, en matière de course, je suis encore un bébé. Et sur toutes les courses que j’ai faites, la moitié avaient lieu en lointaine banlieue. Les courses faites intra-muros me perturbent un peu par leur aspect mercantile. C’était d’autant plus flagrant lorsque je suis allée chercher mon dossard au Parc Floral de Vincennes. Les stands de retraits n’occupaient pas plus de 10% de la surface totale de l’espace disponible. Le reste étant complètement envahi par les stands de plus ou moins grandes marques. Moi-même qui suis anti-consommation inutile, j’ai failli repartir avec deux brassières, deux leggings à damier et cinq autres dossards pour d’autres courses. Voilà. C’était le point hippie-altermondialiste.

Je vais vous passer le monde et l’ambiance de folie qui régnait dans le métro qui menait au château de Vincennes, (c’était génial). Et passer directement à la course en elle-même.

Le lièvre VS la tortue : Je tartine ou je trottine ?  

C’était mon premier semi et j’avais décidé de ne pas me mettre la pression. J’ai donc écouté mes pairs et appliqué leur conseil : TU COMMENCES DOUCEMENT POUR PAS TE GRILLER…

KM1 : Je gambade gaiement et me fais rattraper par la terre entière. Zéro pression, c’est normal vu mon SAS d’origine…

KM 1,5 : Je crois que je viens de me faire rattraper par un mec qui marchait sur les mains…

KM3 : Je pourrais peut-être accél… Naaaan… Il te reste 18km, faudrait pas se cramer, hein ?…

KM6 : Ooooh un ravito. Profitons-en pour s’abreuver en eau. Et retirer mon pull. Et souffler un peu. Et faire une partie de candy-chush…  Ah merde, j’ai bien dû perdre deux minutes avec mes conneries…

KM 8 : Tiens, ils font encore des soldes chez Bata…49.95, c’pas cher…

KM 10 : Ouais ça commence un peu à piquer… Allez, on arrivé à la moitié.

KM11 : Attend ça veut dire que je vais encore tenir 10 kilomètre supplémentaires ? Je suis pas forcément rassurée là… D’autant que mes genoux commencent à tirer…

Km 14 : Le dernier tiers. Ça commence à piquer sévère… J’ai l’impression que mes genoux sont deux énormes oranges bloqués dans une centrifugeuse en innox…

KM 15 : j’vais peut-être marcher sur les 500 prochains mètres histoires de reprendre mon souffle pour la fin.

KM 17 : des amis devaient me faire un High Five sur cette portion de route. Ils sont ou ? Je vais ralentir histoire de ne pas les louper…

KM18 : bon, ils doivent m’attendre sur la ligne d’arrivée…

KM19 : j’en peux plus… Mes genoux vont exploser… Je suis au bout de ma… Oh ! Une petite fille me propose de faire un High Five !

KM20 : High Five avec une dizaine de personnes d’affilé. C’est un peu un ravito de l’amour, moi j’dis. En tout cas ça me redonne assez de batterie pour tenir jusqu’à la ligne d’arrivée…

KM20 et 200 mètres. J’vais peut-être moi aussi terminer sur les mains… J’irais p’tetre plus vite…

Ligne d’arrivée : KEWA ?! J’ai mis plus de deux heures ! Mais comment est-ce possible ?…  

Ce que j’ai retenu de cette course :

-Que c’est bien d’être prudent mais que si on ne veut pas terminer dernier, passé le 5ème kilomètre, il faut passer la seconde…

-Que donc les fracos c’était pas fait pour les chiens…

-Qu’il faut BIEN laisser les guiboles reposer la semaine précédant la course, mais qu’une petite sortie de 30 à 45 minutes la veille ou l’avant-veille est une bonne idée…….

-Que c’était mon premier et que j’avais surtout envie de prendre du PLAISIR. Et en vrai je me suis régalée.

-Que le débardeur pour femme de cette année est vachement cool !

Compte rendu de Jérémy

Oui bon… moi j’ai tenu le temps m’sieurs dames ! J’ai fait mieux que l’autre au-dessus… Par contre bordel, j’en ai chié.

PARS DOUCEMENT qu’ils disaient !

Bah nan, sinon c’est nul.

Arrivée sur place 1h avant le départ, je suis toujours en avance moi 😀 Il fait environ -8000, soit en vrai un -3°C ressenti assez relou, en plus y’a du vent. Et y’a des kenyans qui font leur échauffement à ma vitesse de fractionné court…

Départ congelé mais en fanfare, j’suis chaud patate ! C’est la fête de la saucisse dans mes baskets, ça va être bien !

KM3 : Vas-y il fait beau la musique est cool, j’suis chaud, et si j’allais chercher le -1h45 ? (SAS 1h50)

KM 7 : Putain large, 4’45 au kilo, pleine forme, j’suis bon là ! J’ai même pas soif rien, c’est super cool.

KM 11 : Ah ça tire un peu… bon pas grave je vais garder l’allure, je peux le faire, j’suis un gagnant moi !

KM 14 : Please kill me now. Sueurs, mal au ventre, petits vertiges par moment… Bon ok, j’suis peut être parti trop vite en fait. Le dernier tiers va pas être marrant… J’vais revenir à mon allure voulue, nique sa maman le chrono, j’veux pas vomir en route.

KM 19 : Vas-y c’est quoi la côte là ?! Nan, je refuse, pas d’accord, faux, pas bien. J’vais marcher.

KM 19,01 : Bon j’peux pas courir à 12km/h tout le long et marcher là, y’a faute.

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Euhhh, mec, tu souris là ou tu fais un AVC ?

KM 20,8 : La foule hurle « allez c’est la fin, vas yyyyyyy »
Eh coco… j’ai plus de 20km dans les pattes moi pendant que tu bois le café, alors ta fin tu te la colle ou je pense et tu me laisses suffoquer. Merci bien.

KM 21,1 : après un sprint final absolument inutile, je suis au bout, je décède des poumons et du coeur, je vois les gens vomir autour de moi, j’suis bien arrivé 😀 Bon, elle est ou ma putian de médaille ?

Le blan ? ne JAMAIS partir trop vite même si t’es chaud putain. Sois pas con, tout le monde te le dit depuis environ, toute ta vie. Pars cool, tu verras bien ensuite.

A 1 mois du Marathon de Paris que je prépare, ce semi me donne confiance sur mes allures puisque je finis en 1h47 à 5’03 » /kilo de moyenne =)

La suite au prochain épisode…

En attendant, retrouve nous sur Facebook !

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